L’AstraZeneca comporte
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L’AstraZeneca comporte "plus de bénéfices que de risques", selon l’Agence européenne des médicaments

Dakar, 18 mars (APS) - L’Agence européenne des médicaments (EMA) a levé jeudi le doute lié à l’utilisation du vaccin AstraZeneca en estimant que ses "bénéfices sont plus importants que les risques" qu’il peut comporter.
 
A la fin d’une réunion de ses experts, l’EMA a déclaré dans un communiqué que ce "vaccin n’est pas associé", à ce stade, au risque élevé de caillots sanguins. L’utilisation de l’AstraZeneca, mis au point par un laboratoire suédo-britannique, a été suspendue dans plusieurs pays d’Europe par crainte de risques d’effets secondaires indésirables.

Plusieurs pays africains dont le Sénégal ont reçu des millions de doses de ce vaccin, grâce à l’initiative COVAX, lancée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour vulgariser les vaccins contre le Covid-19 dans le monde.
 
Malgré les craintes d’effets indésirables de l’AstraZeneca, le Sénégal a décidé de "continuer" à l’utiliser, "dès lors que l’OMS n’a pas demandé sa suspension".

L’EMA avait ouvert une enquête à la suite des "suspicions" dont le vaccin était l’objet. Elle affirme avoir d’abord "cherché à connaître le lien de cause à effet, dans le domaine scientifique, entre le vaccin incriminé et les cas signalés de thrombose" qu’il aurait engendrés.

L’agence européenne affirme n’avoir décelé "aucune indication selon laquelle la vaccination [à l’aide de l’AztraZeneca] a provoqué" des effets indésirables.
 
Les conclusions de son enquête sont de nature à rassurer l’OMS qui, malgré les craintes, avait appelé les Etats à "continuer" à utiliser ce vaccin.
 
Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale, une instance de l’OMS, va publier vendredi les conclusions d’une étude menée sur l’AstraZeneca, le troisième vaccin à avoir été autorisé dans les pays de l’Union européenne après ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna.
 
Le Sénégal a reçu 324.000 doses de ce vaccin jugé "sûr", selon des données publiées en janvier par The Lancet, une revue scientifique britannique.
 
"Les effets secondaires recensés sont extrêmement rares à ce stade", affirme The Lancet, précisant qu’une seule personne a connu un "effet indésirable grave susceptible d’être lié" à ce vaccin, parmi 23.754 autres personnes auxquelles il a été administré lors d’un essai clinique. 
 
Il s’agissait d’un cas de "myélite transverse", une atteinte neurologique rare, qui avait motivé l’interruption temporaire de l’essai, début septembre.

ADL/ESF/BK