’’And Gueusseum
APS
SENEGAL-SANTE-SOCIAL

’’And Gueusseum" annonce la poursuite de son plan d’action

Dakar, 27 juin (APS) - L’Alliance des syndicats autonomes du secteur de la santé, ’’And Geusseum’’, a annoncé la poursuite de son plan d’actions consistant une grève de trois jours à partir de ce mercredi, en dépit de la dernière sortie du ministre de tutelle selon lequel le gouvernement a apporté des réponses aux points de revendications ’’à incidence financière’’ des centrales concernées.

"Suite à notre évaluation interne et l’expiration du délai sollicité par le Premier ministre, nous avons jugé nécessaire de poursuivre la mise en œuvre de notre 8e plan d’actions", a déclaré le président de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé, Mballo Dia Thiam, au cours d’un point de presse. 
 
Cette rencontre avec les journalistes de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé fait suite à une sortie, mardi, du ministre de la Santé et de l’Action sociale qui a assuré que des réponses avaient été apportées à "tous les points (de revendication) à incidence financière’’ de la plateforme revendicative de ’’And Gueusseum’’ de 2014.
 
Mballo Dia Thiam a invité la tutelle à "plus de sérénité", réaffirmant que la "seule motivation’’ des centrales regroupant cette alliance syndicale, "est de faire respecter les accords de 2014".
 
Il a rappelé que les syndicats concernés avaient déposé leur premier préavis de grève en décembre 2017, dans lequel ils exigeaient "l’application des accords résiduels de 2014, le paiement intégral des arriérés de salaire des contractuels, l’effectivité de la Fonction publique territoriale", entre autres points de revendication. 
 
Selon M. Thiam, le ministère doit payer "deux mois de salaire, 100 millions dédiés aux retraités des collectivités territoriales’’, sans compter que "les arriérés’’ de la Couverture maladie universelle (CMU) "plombent le système sanitaire".
 
Les travailleurs de ’’And Geusseum’’ ont annoncé ne pas exclure "le boycott de tous les programmes’’ mis en œuvre dans le secteur, une stratégie qui peut conduire jusqu’à la fin du service minimum et même la prise en charge des urgences.
 
Les syndicats regroupés au sein du mouvement "And Gueuse" n’ont désormais "plus de raison" de s’inscrire dans une dynamique de radicalisation, des réponses ayant été apportées à l’essentiel de leurs revendications, surtout celles à incidences financières, selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
 
"Dans les négociations avec les partenaires de +And Gueusseum+, rien ne bloque puisque sur la base de la plateforme de 2014, sur l’ensemble des questions majeures, des solutions ont été apportées", a-t-il dit mardi en marge de la cérémonie de lancement des comités de développement sanitaire. 
 
"Aujourd’hui, a fait valoir Abdoulaye Diouf Sarr, il y a la question du régime indemnitaire qu’on semble intégrer dans la plateforme de 2014", mais celle-ci "ne concerne pas seulement le secteur de la santé’’ et "nécessite une étude approfondie de la situation des indemnités dans la fonction publique de manière globale".
 
Selon lui, suffisamment d’acquis ont été enregistrés "pour finir cette crise, si maintenant il y a autre chose derrière en termes d’appréciation par rapport au régime indemnitaire, il faut dépasser les questions de la plateforme 2014 pour dire qu’on se cristallise sur le régime indemnitaire".
 
A ce moment, "c’est un autre débat autour d’une autre question et ouvrir d’autres négociations", ajoutait Abdoulaye Diouf Sarr.
 
"Les Sénégalais doivent savoir que sur la base de la plateforme de 2014, qui faisait l’objet d’une négociation, l’ensemble des questions a été correctement pris en charge avec une volonté extraordinaire du gouvernement de régler les problèmes de la santé", a assuré le ministre. 
 
IN/BK