Confrontée à la pollution, Taïba Ndiaye réclame un hôpital (maire)
APS
SENEGAL-SANTE-INFRASTRUCTURES

Confrontée à la pollution, Taïba Ndiaye réclame un hôpital (maire)

Taïba Ndiaye, 24 fév (APS) - Le maire de Taïba Ndiaye, Alé Lô, a sollicité, lundi, l’érection d’un hôpital dans sa commune, estimant qu’elle était exposée à une pollution émanant principalement des nombreuses usines installées dans les environs de cette localité de la région de Thiès.
 
"Monsieur le Président, notre commune est entourée de grosses entreprises : les ICS, GCO, le Parc éolien, Tobène Power, les lignes de Manantali, de l’OMVS. Nous subissons beaucoup la pollution et souhaiterions disposer d’un hôpital", a dit l’édile de Taïba Ndiaye, lors de l’inauguration de la première phase du Parc éolien implanté dans sa collectivité.
 
Il s’est montré optimiste quant à l’atteinte des cinq accès fixés par le Chef de l’Etat, dont l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation à la santé et à l’électricité.
 
La commune est en passe d’atteindre 100 % d’électrification, avec 33 sur 35 villages électrifiés. Elle est à "100 % d’adduction d’eau", mais reste confrontée à une "saturation" de son réseau, du fait de l’’’augmentation rapide" de la population.
 
De ce fait, Taïba Ndiaye a besoin d’un quatrième forage pour répondre à la demande des populations, a-t-il dit.
 
Selon le maire, le Parc éolien et Tobène Power, une autre entreprise implantée dans la commune, se sont engagés à connecter les trois forages de la collectivité à l’énergie solaire.
 
Cela permettra de diminuer "de façon drastique" le coût de l’eau, lequel pourrait passer de 250 à 100 francs CFA.
 
La commune est en train d’étudier la demande du ministre de l’Urbanisme et du Logement d’affecter 50 à 100 ha pour abriter des logements sociaux, a-t-il dit.
 
Il a ajouté que sa commune accepte ce projet et souhaite "apporter un plus", à travers des modèles conçus par des cadres et basés sur l’utilisation de matériaux locaux, pour baisser les coûts.
 
Alé Lô a souligné que la commune de Taïba Ndiaye fixait l’horizon de son émergence économique et sociale à 2025 plutôt que celui de 2035 arrêté pour le pays en raison des différentes interventions des entreprises qui y sont installées.

ADI/AKS/ASB