Un universitaire met en exergue les réponses religieuses aux phénomènes sociaux
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SENEGAL-RELIGION-CULTURE

Un universitaire met en exergue les réponses religieuses aux phénomènes sociaux

Dakar, 23 déc (APS) - Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le professeur Ibrahima Thioub a salué, samedi à Dakar, le fait que la religion ait "une réponse" à tout phénomène social qui se pose.


"(...) à chaque fois qu’un phénomène social se pose, la religion trouve en soi la réponse à cette question", a indiqué le recteur, par ailleurs président du Comité scientifique du colloque de mars dernier sur Cheikhna Cheikh Saad Bouh.

Le professeur Ibrahima Thioub s’exprimait à la cérémonie de lancement d’un livre et d’un film documentaire sur le guide religieux au Centre ouest-africain de recherche (WARC).

Intitulés "Le Cheikh des deux rives", le livre et le film documentaire sont le fruit des différentes communications faites lors du Colloque international organisé les 23 et 24 mars dernier sur l’illustre guide religieux.
 

Le professeur Thioub a estimé que des activités de ce genre sont des prérogatives de l’Université qui a pour "mission essentielle l’enseignement, la recherche du savoir et sa vulgarisation au bénéfice du public". 

Saluant l’ouverture d’esprit des organisateurs qui avaient accepté les franchises universitaires et les libertés académiques, le recteur de l’UCAD a souligné que c’est une "chose difficile au Sénégal, dans la mesure où incompréhensions peuvent surgir à chaque fois que des universitaires et des religieux se rencontrent". 

Le Pr Thioub a, à cet effet, rappelé l’ancrage des croyances religieuses dans des pays comme le Sénégal (Islam), la Pologne (christianisme) et le Tibet (bouddhisme). 

Le recteur a en outre invité les Etats à cultiver ce qu’il appelle "l’espace pertinent", défini comme "des frontières religieuses et culturelles qui dépassent de loin celles politiques". 

"C’est ce qu’avait très tôt compris le Cheikh mauritanien qui avait des disciples en Casamance et en Guinée", a-t-il fait valoir.

A travers le thème central du colloque de mars dernier : "Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad", il s’agit de "vulgariser l’importance de la production du guide religieux encore méconnue du grand public et détenue par des familles ou individualités qui font de ses écrits des reliques" a analysé Chérif Mouhamadoul Mamoune Aïdara, par ailleurs président de l’Association Sadikhina Wa Sadikhate.

Selon Chérif Mouhamadoul Mamoune Aïdara, "ce dialogue entre intellectuels et religieux pourra permettre une analyse des modèles que nos érudits comme Cheikhna Cheikh Saad Bouh ont proposé, de les actualiser et surtout de rendre possible un ressourcement de notre jeunesse".

 

SMD/PON