Thiès : un imam appelle les pouvoirs publics à lutter contre les maux de la société
APS
SENEGAL-RELIGION-FETE

Thiès : un imam appelle les pouvoirs publics à lutter contre les maux de la société

Thiès, 11 août (APS) - L’imam Babacar Thioune a invité dimanche, lors de la prière de la Tabaski célébrée à Thiès par une partie de la communauté musulmane, les pouvoirs publics à prendre des mesures contre les nombreux maux qui gangrènent la société et dont les conséquences touchent aussi bien les individus que la société toute entière.
 
Une partie de la communauté musulmane a fêté la Tabaski dimanche en même temps que plusieurs pays de la sous-région et du monde musulman, avant la grande majorité des musulmans sénégalais qui la célèbre lundi.
 
L’imam Thioune qui dirigeait la prière de la plus grande fête musulmane, au terrain Tound-wi de la cité Ousmane Ngom, a listé les nombreux maux liés tous aux péchés et qui ont pour noms insécurité, injustice, meurtres, agressions, vols, homosexualité, adultère, etc. 
 
Tout en déplorant une banalisation des péchés comme l’idolâtrie, et la sorcellerie, qui fait l’objet d’une publicité à travers les médias, il a relevé qu’ils ont pour conséquences, entre autres, de priver les hommes de la bénédiction divine.
 
Etablissant un lien de causalité entre la multiplication de ces turpitudes comme l’homosexualité, les comportements déviants et le manque de pluies, l’imam a invité les pouvoirs publics à lutter contre ces fléaux des temps modernes.
 
Il a aussi exhorté les musulmans à recommander le bien et à interdire le mal, conformément aux commandements des Saintes Ecritures, qui mettent en garde contre les déviances dont les conséquences "ne touchent pas les seuls injustes". 
 
"Si les gens de la cité croyaient et craignaient (leur Seigneur), nous leur ouvririons les bénédictions du ciel et de la terre", a-t-il dit, citant un verset coranique.
 
Pour le religieux qui dirige également une école coranique, la clef pour se prémunir des déviances d’aujourd’hui, est la recherche du savoir islamique authentique basé sur le Coran et la sounna du Prophète (PSL). Ainsi peut-on arriver au juste milieu, loin des excès et des faiblesses en matière de religion, a poursuivi l’imam.
 
Cette quête de connaissance doit passer par un "savant qui maîtrise les textes islamiques et leur interprétation", a-t-il dit, mettant en garde contre le fait de se suffire à sa propre compréhension des écritures, au risque de les sortir de leur contexte.
 
L’imam a imputé une bonne partie des déviances d’aujourd’hui aux agissements de jeunes qui s’autoproclament "cheikh" après avoir acquis une connaissance sommaire des textes islamiques. "Ils s’entourent ensuite d’une équipe, font des fatwas et égarent les gens", fustige-t-il.

ADI/ASB