Tambacounda : l’imam de la Grande mosquée met en garde contre la médisance
APS
SENEGAL-RELIGION-FETE

Tambacounda : l’imam de la Grande mosquée met en garde contre la médisance

Tambacounda, 2 sept (APS) - L’imam de la grande mosquée de Tambacounda, Thierno Souleymane Agne a mis en garde, samedi, lors de son sermon de l’Aïd-al-adha (Tabaski), contre les mauvaises paroles, sources de tension et de divergence.
 
 
L’imam Agne avait dirigé la prière de l’Aïd à la grande mosquée sise au quartier Dépôt, devant plusieurs personnalités politiques, administratives et locales, dont le ministre de la Justice Sidiki Kaba, le gouverneur Elhadji Bouya Amar, le président du conseil départemental Sina Cissokho, etc.
 
Dans un discours appelant à la paix des cœurs et des esprits, la base de tout succès, l’imam à appelé les musulmans à bien surveiller leur langue, et à ne pas verser dans la médisance à l’endroit de leurs frères.
 
"Les mauvaises paroles détruisent d’abord leur propre auteur", a-t-il dit, indiquant qu’en les proférant l’"on perd l’estime des gens et on s’attire la colère divine". "Arrêtons de salir la réputation de nos frères musulmans", a-t-il poursuivi.
 
L’imam Agne a invité les fidèles à ne pas considérer le monde d’ici-bas comme une demeure, mais plutôt à se préparer à l’au-delà qui est la destination ultime et à œuvrer pour entrer au Paradis.
 
Tout honneur, titre ou responsabilité que l’on obtient grâce à Dieu dans cette vie que ce soit les postes de président, gouverneur, maire, conseiller, vous sera retiré un jour et confié à quelqu’un d’autre, a-t-il dit. Il a relevé que "l’essentiel pour tout leader est de bien assumer sa responsabilité. Beaucoup de responsables étaient là, mais ils sont partis et ont été remplacés par d’autres".
 
Le ministre de la Justice a, lui, fait part de ses vœux pour "un Sénégal de paix et de concorde", ainsi que pour les malades qui n’ont pu passer la fête avec les autres.
 
Interpellé sur le cas Assane Diouf, l’insulteur de la toile, qui a été récemment rapatrié des Etats-Unis avec une dizaine d’autres compatriotes sénégalais pour immigration illégale, le ministre a noté que "pour le moment les poursuites (contre lui) ne sont pas définitivement suspendues", même s’il "bénéficie d’une liberté provisoire". 
 
 
 
 
 

ADI/PON