Le forum social soufi magnifie la diversité notée dans la tarikha Tidjane
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SENEGAL-SOCIETE

Le forum social soufi magnifie la diversité notée dans la tarikha Tidjane


Dakar, 16 avr (APS) - Les participants à la première édition du forum social soufi, ouverte samedi, à Dakar, ont magnifié l’exemplarité de la diversité notée dans la confrérie Tidjane au Sénégal.


 


"Si cette terre d’Afrique a un rôle de mémoire d’exemple et de modèle, c’est parce que le Sénégal est l’un des rares pays au monde ou plus de 85% de sa population appartient à un islam sunnite, malikite, ascharite et soufi", s’est réjoui Chérif Sidi Brahim, commissaire général du 1er forum soufi.


 


Il s’exprimait lors de l’ouverture de ce forum sur le thème : "Vers une société de l’engagement confrérique".


 


"Rien qu’en pensant à cette réussite, on pense aussi aux œuvres des grands hommes soufis tels que Mawlana Cheikh Oumar Foutiyou Tall, Cheikh Seydi Al hadji Malick Sy, Cheikh Ibrahim Niass et bien d’autres", ajoute M Tidjani, petit-fils de Cheikh Ahmet Tidjani de Fès au Maroc.


 


Selon lui, cet héritage représente l’identité à laquelle on se réfère et qu’il faut absolument protéger par tous les moyens contre "l’extrémisme" et le "fanatisme" qui sont une menace sérieuse à l’existence d’un islam tolérant et authentique dans un espace laïque.


 


"C’est une façon à moi, dit-il, de remercier ces responsables qui sont les grands engagés, à savoir les chefs religieux, les associations qui sont à l’image de l’engagement des grandes figures comme Cheikh Oumar Tall et de Cheikh Al Islam Haj Ibrahima Niass au service de l’universel."


 


Il a indiqué que ces "illustres personnalités et organismes engagés sur le terrain, ont tracé une voie pour nous permettre d’inventer de nouvelles formes de partenariat et faire en sorte que nos forces convergent vers l’union".


 


"La spiritualité ne doit pas être un entre soi, elle est une expérience collective", a ajouté l’érudit.


 


De même, ce dignitaire religieux marocain a relevé la responsabilité de toute la communauté soufie de "créer un changement profond, indispensable auquel la communauté aspire : celui d’une culture spirituelle en partage".


 


Dans cette perspective, Cherif Sidi Brahimi a plaidé pour que la communauté soufie prenne ses responsabilités, car, dit-il, "cela fait partie des missions et de la définition même de notre belle mission".


 


YB/ASB