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SENEGAL-RELIGION

"L’Etat a donné toutes les assurances pour un bon déroulement du Magal" (organisation)

Touba, 31 oct (APS) – L’Etat, à travers ses services techniques et administratifs, a donné toutes les assurances pour un bon déroulement du grand magal de Touba prévu le 8 novembre prochain, a indiqué le président de la Commission culture et communication, Serigne Cheikh Abdou Lahat Gaïndé Fatma Mbacké.
 
"En tout cas, toutes les assurances ont étés données par les autorités de ce pays, a-t-il notamment dit.
 
Invité de la rédaction de l’APS, Serigne Cheikh Abdou Lahad Mbacké, a fait savoir que le directeur de la SENELEC, Mouhamadou Makhtar Cissé a effectué récemment une visite à Touba pour s’enquérir des dispositifs mis en place par la société en perspective de cette rencontre annuelle religieuse. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye est attendu à Touba, selon lui.
 
Serigne Cheikh Abdou Lahad Mbacké Gaïndé Fatma a également fait état des Comités régionaux de développement (CRD) et autres rencontres avec les acteurs étatiques qui, selon lui, augurent d’une bonne prise en charge des besoins principaux des pèlerins tels que l’eau, l’électricité, etc.
 
Pour une meilleure prise en charge des besoins de Touba, il a toutefois préconisé un recensement de la population de la capitale du mouridisme, une des principales confréries musulmanes du Sénégal. Selon lui, "si les pénuries sont récurrentes à Touba, c’est parce que tout ce qu’on met à la disposition de la ville est basé sur des hypothèses qui ne semblent pas exactes".
 
Sur l’estimation de la ville de Touba, Serigne Cheikh Abdou Lahad Mbacké a soutenu qu’"il y’a un gap de près de 500 000 personnes". "Et cela pose problème, a-t-il noté.
 
Il a insisté sur la nécessité d’organiser un "recensement crédible à Touba. Un recensement qui sera précédé par un appel du khalife général des mourides pour demander à tous les habitants de la ville de bien vouloir se faire recenser".
 
"C’est à partir de ce moment que les mesures d’accompagnement de l’Etat, prises sur la base de données fiables, pourraient réellement porter leurs fruits escomptés, a affirmé le président de la Commission culture et communication.

MK/ASB