Macky Sall appelle à rejeter ’’la fâcheuse tendance’’ à assimiler l’islam au terrorisme
APS
SENEGAL-JUSTICE

Macky Sall appelle à rejeter ’’la fâcheuse tendance’’ à assimiler l’islam au terrorisme

‘’Il faut rejeter sans répit, nul complexe, la fâcheuse tendance à assimiler l’islam au terrorisme’’’, a-t-il déclaré, lors de la cérémonie de rentrée solennelle des cours et tribunaux.
 
Macky Sall a fait savoir que ‘’cet amalgame n’est pas acceptable au regard du fondement du dogme islamique, de la pratique et de la jurisprudence islamique’’.
 
Dans cette perspective, il a dit que ‘’le terrorisme ne peut pas se revendiquer d’aucune religion car la religion est synonyme de paix, de tolérance et de respect’’.
 
‘’Au demeurant, lorsque des communautés, lieux musulmans sont attaqués de la même manière que d’autres c’est bien parce que le terrorisme n’a ni religion, ni sentiment d’empathie ou de compassion à l’égard de qui que ce soit’’, a fait remarque le chef de l’Etat.
 
Selon lui, notre pays dans sa diversité culturelle et cultuel en est d’ailleurs une parfaite illustration de cette tolérance et de respect.

’’Mais il reste que notre vécu quotidien dans l’harmonie et la convivialité ne nous épargne pas totalement du risque, du fléau parce que nous ne vivons pas en vase clos’’, a-t-il averti.
 
Prononçant le discours d’usage portant sur ‘’la lutte contre le terrorisme : un défi pour les Etats africains’’, la présidente du tribunal pour enfants auprès du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, Mayé Diouma Diouf Diop a pour sa part mis l’accent sur la nécessité de mettre en place une justice efficace.
 
Selon elle, ‘’la meilleure manière de lutter contre l’exclusion et les cycles de violences, vecteurs de l’extrémisme est de garantir à tous les citoyens l’effectivité de leurs droits fondamentaux et l’accès à une justice effective et impartiale’’.
 
‘’Il s’agit, au-delà de la reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens consacrés par nos constitutions, d’assurer l’accès effectif au droit en développant des projets d’assistance juridique pour les populations les plus démunies surtout dans le monde rural et les zones frontalières’’, a-t-elle expliqué.
 
Il est également question, selon elle ‘’surtout, de garantir l’effectivité des droits des populations contre les actes de l’exécutif, de faire en sorte que dans l’esprit des populations, l’idée de service public l’emporte sur celle de puissance publique.
 
‘’Ainsi, mieux informées du droit et de leurs droits, les populations trouveront, auprès de l’institution judiciaire, des réponses appropriées à leurs préoccupations et seront moins réceptives au discours radical’’, a-t-elle soutenu.
 
Le citoyen rassuré de la pleine jouissance de ses droits, explique-t-elle, est un citoyen protégé contre la tentation de chercher des réponses violentes à ses problèmes.
 
 

DS/MK/MD