L’Etat invité à augmenter les cabinets d’instruction dans les régions
APS
SENEGAL-JUSTICE

L’Etat invité à augmenter les cabinets d’instruction dans les régions


Fatick, 26 oct (APS) - Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, Seydi Gassama, a invité, vendredi, à Fatick, l’Etat à augmenter les cabinets d’instruction dans les régions afin de lutter contre le surpeuplement carcéral. 

’’Il faudrait que le ministère de la Justice augmente les cabinets d’instruction dans les régions comme Fatick pour mieux prendre en charge les affaires’’, a soutenu M. Gassama.


Il s’exprimait au sortir d’une visite à la Maison d’arrêt de Fatick pour ’’s’enquérir des conditions’’ de détention des détenus.


’’Dans une région comme Fatick qui abrite maintenant un tribunal de Grande instance, il n y a qu’un seul cabinet d’instruction pour prendre en charge les affaires’’, a-t-il déploré.


Selon lui, ’’c’est insuffisant de toute évidence pour prendre en charge les dossiers’’.


’’Avoir un seul cabinet d’instruction dans une région comme Fatick, c’est contribuer au surpeuplement des prisons’’, a-t-il soutenu en présence des responsables de la MAC de Fatick.


D’une capacité de 110 détenus, il a indiqué, que la MAC de Fatick compte actuellement 290 pensionnaires. ’’Donc, elle est à l’image des autres prisons du Sénégal confrontée aussi à un surpeuplement’’, a-t-il ajouté.


Gassama a toutefois salué les ’’efforts’’ entrepris par les autorités pour construire de nouveaux édifices dans cette prison pour atténuer ce surpeuplement.


Il a en outre invité le ministère de la Justice avec l’Ordre des avocats à faire des efforts pour encourager les jeunes avocats à venir s’installer dans les régions pour mieux suivre les dossiers des clients qu’ils sont chargés de défendre.


Seydi Gassama a déploré le fait qu’il n’y ait aucun avocat basé à Fatick. ’’Ils sont basés à Dakar ou à Kaolack et viennent prendre des dossiers instruits à Fatick’’, a-t-il dénoncé, soulignant que cet état de fait est ’’assez problématique’’.


Selon lui, ’’dans toute ville où on a un tribunal de Grande instance, on devrait avoir au moins un ou deux cabinets d’avocats’’.


Dans le cadre de missions de contrôle d’Amnesty Sénégal dans les prisons des régions en général, il arrive que ’’nous rencontrions des détenus qui se plaignent du fait qu’ils peuvent rester des années sans voir leurs avocats’’, a t-il relevé. 


Gassama a appelé aussi la tutelle à élargir la carte judiciaire avec l’érection d’un Tribunal d’instance dans chaque département du Sénégal.


 


 


AB/OID