Pour ’’une meilleure participation’’ des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décision
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SENEGAL-SOCIETE

Pour ’’une meilleure participation’’ des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décision

Saint-Louis, 11 déc. (APS) - Le chargé des programmes à l’ONG 3D a invité à trouver les mécanismes permettant ’’une meilleure participation’’ des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décision.
 
Albert Pontaiec Kaly s’exprimait, jeudi, lors d’un atelier de partage des résultats du Projet ’’Bruits de Tambours’’, organisé par l’ONG 3D, en partenariat avec le Réseau Siggil Jigéen, le RAES, et Equipop avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD).
 
Il a notamment déploré la faible reprtésentation des femmes et des jeunes dans les instances de prise de décision au Sénégal et en Afrique en général.
 
Les femmes et les jeunes sont ’’très mal représentés dans les espaces de décision, d’où la nécessité de corriger ce manquement et trouver les mécanismes qui peuvent concourir à une meilleure participation des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décisions’’.
 
’’Partant de tous ces constats, un programme est élaboré, avec différentes activités comme le dialogue citoyen, qui nous a permis de faire le tour au niveau des 22 quartiers de la commune de Saint-Louis, pour recueillir la réaction de jeunes et des femmes, afin d’identifier leurs blocages’’, a-t-il expliqué. 
 
Le projet ’’’Bruits de Tambours’’ vise à ’’promouvoir une démocratie participative et inclusive en faveur des femmes et des jeunes, par des échanges et des débats afin de questionner de manière constructive les comportements individuels et les normes sociales et renforcer la capacité d’action des groupes cibles’’.

Albert Pontaiec Kaly a souligné que l’objectif est d’inciter les jeunes et les femmes à ’’prendre place au niveau des instances locales, pour une démocratie et une meilleure gouvernance participative et inclusive’’.
 
’’Le programme élaboré permet une prise de paroles de jeunes et des femmes, qui sont souvent bloqués a cause des réalités socioculturelles, ce qui fait souvent qu’ils sont absents au niveau des instances de prise de décisions’’, a t-il fait part. 

’’Et nous avons essayé a travers le jeu et divertissement, les faire participer, afin qu’ils s’expriment sur les sujets qui touchent leur vécu quotidien et voir même leur avenir’’, a t-il ajouté.
 
Khady Fall Wade, adjointe au maire de Saint-Louis, en charge de l’éducation et la formation, a de son coté, souligné que ’’les femmes ont des problèmes réels, car la parité totale n’est pas du tout effective au niveau de plusieurs sphères de décision et de représentation au Sénégal’’.
 
’’La parité n’est que de nom et aujourd’hui il est temps que les femmes se lèvent avec courage pour défendre leur participation dans toutes les instances de décisions car l’heure a sonné’’, a-t-elle lancé.
 
BD/OID