Plaidoyer pour le renforcement du pouvoir économique des femmes, 1ères dispensatrices de soins
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Plaidoyer pour le renforcement du pouvoir économique des femmes, 1ères dispensatrices de soins

Sébikotane (Rufisque), 9 mars (APS) - Le directeur national de Child Fund, Amadou Bocoum, a plaidé mercredi pour le renforcement des capacités et du pouvoir économique des femmes, premières dispensatrices de soins dans les ménages, en vue du développement d’un environnement protecteur et sain des enfants.



"Cela vise essentiellement à permettre aux enfants et aux jeunes adolescents d’avoir accès à des ressources pour une nutrition adéquate, une bonne santé, des services d’apprentissage précoce et une éducation de qualité" a-t-il notamment dit.

Il s’exprimait ainsi à l’occasion d’un fora organisé par la "Fédération Pencum Ndakaru", qui célébrait, en association avec Child Fund, la Journée internationale de la femme. La rencontre avait pour thème : "Autonomisation des dispensatrices de soins : renforcer les mécanismes d’autofinancement communautaire des femmes à travers le modèle des Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC)".

Selon le directeur national de Child Fund, les femmes sont les premières dispensatrices de soins, parce que, dit-il, quand un enfant naît, il est toujours avec sa maman qui passe la plupart du temps avec lui pour l’allaiter, le dorloter et s’occuper de lui lorsqu’il est malade.

Il souligne que les dispensateurs de soins sont les principaux responsables du bien-être des enfants dont ils ont la charge et sont principalement les mères, les pères, les grands-parents ou relais communautaires, voire les "bàjjenu gox" ou marraines de quartiers.

"En répondant à ces besoins de base des enfants, les dispensateurs de soins influencent positivement l’avenir de l’enfant en contribuant à la réduction du taux de mortalité et de morbidité, à l’amélioration de la croissance physique et à l’augmentation du taux d’achèvement à l’école", a estimé M. Bocoum.

Le président de la Fédération "Pencum Ndakaru", Djibril Ndour, a déclaré que son organisation, qui en est à la troisième génération, a déjà engrangé plus de 160 millions de FCFA d’épargne et autant en terme de crédit.

"Le système +AVEC+ qui a renforcé le mécanisme d’autofinancement communautaires des femmes est à multiplier au Sénégal pour alléger les procédures d’accès des femmes aux financements", a réclamé M. Ndour.

A l’en croire, Pencum ndakaru intègre également un modèle de "solidarité" basé sur la tradition et le du mode de vie des Sénégalais, pour venir en aide à certaines femmes qui sont en difficulté.

"Mais ce qu’il y a de particulier, a expliqué Ndour, c’est que les bénéfices générés par l’épargne et le crédit vont revenir directement aux femmes qui ont souscrit, contrairement aux autres structures financières spécialisées".

Il a rappelé que la Fédération Pencum Ndakaru est une organisation faîtière de plus de 2500 membres qui regroupe 6 associations de différentes localités (Ouakam, Yoff, Guédiawaye, Cambérène, Dalifort, et Sébikotane). Les membres sont issus principalement de ménages vulnérables.

La présidente de la plate-forme regroupant les associations féminines, Ngoné Sarr, a signalé pour sa part que le projet "Avec" a permis aux membres qui l’ont souhaité d’accéder facilement au crédit grâce à un système de mutualisation et de solidarité basé sur le modèle traditionnel.

LTF/ASB/ASG