Fatick : des acteurs locaux sensibilisés sur un document de promotion des droits de la femme
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Fatick : des acteurs locaux sensibilisés sur un document de promotion des droits de la femme


Fatick, 30 nov (APS) - La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), traduite dans les langues nationales, a fait l’objet mercredi d’une séance de vulgarisation auprès des acteurs locaux de Fatick (centre), en vue d’éradiquer ce phénomène dans la région.
 
"Nous sommes à Fatick pour partager avec l’ensemble des acteurs et actrices de la région sur la CEDEF qui est un document juridique de promotion des droits des femmes", a indiqué Nafissatou Ndiaye Diakité, directrice adjointe de l’équité et de l’égalité de genre au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance.
 
S’exprimant au cours d’un atelier , Mme Diakité a rappelé que la CEDEF, un instrument de promotion des droits de la femme a été adopté par ‘’les états à l’assemblée des Nations unis en 1979 et ratifié par le Sénégal en 1985".
 
Au regard de son importance, le Sénégal a décidé de traduire le document dans les six langues locales codifiées (Sérère, Wolof, Soninké, Diola, Pulaar, Mandingue), pour faciliter sa promotion auprès de toutes les composantes de la société.
 
Cette convention traduite en langues locales et aussi illustrée devrait permettre "aux utilisateurs et bénéficiaires de s’approprier’’ les 30 articles qui sont dans la CEDEF pour qu’elles soient accessibles ‘’à toutes les couches de la population", a relevé Nafissatou Ndiaye Diakité.
 
"Tous les acteurs épris de justice vont s’unir pour que cela cesse et que les femmes ne subissent plus de violences", a indiqué la directrice adjointe de l’équité et de l’égalité de genre.
 
Pour sa part la présidente régionale du comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants dans la région de Fatick, Asta Diop Touré est revenue sur la persistance du phénomène des violences faites aux femmes dans la région du Sine.
 
"Si on se fie aux statistiques nationales avec les enquêtes récentes qui ont montré que la région de Fatick est presque à 67% des violences faites aux femmes. Il y a plusieurs causes à ces violences, mais je pense que les causes sont pareilles un peu partout, c’est soit au niveau conjugal, autour de la famille", a-t-elle souligné.
 
Mme Touré a estimé que "si elles reçoivent les informations adéquates, elles peuvent demander justice".
 
"Je pense qu’on ne devrait pas simplement s’arrêter aux femmes mais ceux qui font les violences aussi pour qu’ils sachent que des sanctions existent afin de les dissuader", a-t-elle plaidé.


FD/ASB