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Une vingtaine de scientifiques africaines honorées par la Fondation L’Oréal-UNESCO
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Une vingtaine de scientifiques africaines honorées par la Fondation L’Oréal-UNESCO

Dakar, 21 nov (APS) - Quinze doctorantes et cinq post-doctorantes originaires de quinze pays africains, dont deux Sénégalaises, seront honorées ce jeudi à Dakar pour avoir fait preuve d’excellence dans les sciences, une initiative de la Fondation Loréal et de l’UNESCO.

Les lauréates, sélectionnées par un jury d’éminents experts parmi "plus de quatre-cents candidatures", seront également récompensés en reconnaissance de "leur engagement pour l’avenir du continent" africain.
 
Elles sont informaticiennes, ingénieures ou biologistes, "témoins de la diversité de l’excellence au féminin en Afrique subsaharienne pour s’être consacrées à la résolution de sujets particulièrement d’actualité sur le continent, à l’image du mieux-être alimentaire, de la lutte contre la mortalité néonatale, la tuberculose ou encore la malaria", a expliqué la directrice générale de la Fondation L’Oréal, Alexandra Palt.
 
S’exprimant mercredi à l’occasion d’une conférence de presse, en présence des 20 lauréates, toutes originaires de l’Afrique subsaharienne, Mme Palt a précisé que les doctorantes recevront , en guise de récompense, plus de 6 millions de francs CFA, soit 10.000 euros, contre près de 10 millions de francs CFA (15.000 euros) pour les post-doctorantes.
 
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la 10e édition du Prix Jeunes Talents Afrique subsaharienne L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science.
 
Selon Alexandra Palt, "l’objectif de ce programme est de soutenir des femmes scientifiques qui font preuve d’une excellence hors du commun, face au nombre réduit de femmes scientifiques qui s’activent dans la recherche, à tous les niveaux, y compris notamment aux postes de responsabilité". 
 
"Aujourd’hui, notre but avec la Fondation L’Oréal, c’est de rendre visibles ces femmes qui rencontrent trop d’obstacles liés principalement à la maternité et au harcèlement sexuel, les mettre en valeur, montrer qu’elles sont là et qu’elles sont prêtes à prendre la responsabilité qu’il faut pour répondre aux enjeux du monde et du continent, en particulier", a-t-elle expliqué.
 
Avec ce prix, "c’est un début pour vous de pouvoir faire de grandes choses dans le sens de la transformation structurelle de notre économie, pour que nous allions vers l’Afrique que nous voulons en 2063", a lancé aux lauréates le directeur du Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest, Dimitri Sanga.
 
M. Sanga note que pour que le continent africain puisse aller vers cette transformation structurelle, "c’est-à-dire donner de la valeur aux ressources naturelles qui abondent sur ce continent, grâce à la recherche et au développement, il aura besoin de beaucoup d’innovations, de sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques".
 
Des domaines dans lesquels, "de façon générale, que ça soit les jeunes filles et les jeunes garçons, on n’a pas beaucoup de jeunes africains qui fassent ces carrières", a indiqué ce responsable de l’UNESCO.
 
"Donc, a ajouté Dimitri Sagna, pour que nous allions en tant que continent vers cette transformation structurelle, on a besoin des sciences. Et on ne peut pas se passer de plus de la moitié que constitue la population féminine".


MK/BK