La problématique liée à la formation en ingénierie en Afrique mise en exergue
APS
SENEGAL-AFRIQUE-FORMATION

La problématique liée à la formation en ingénierie en Afrique mise en exergue

Dakar, 11 mai (APS) - Le rapport préliminaire "Recherche et formation en ingénierie avancée en Afrique de l’ouest et du centre" pour une meilleure prise en charge du secteur a été présenté, jeudi à Dakar, par le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), a appris l’APS. 



"Cette rencontre avait pour objectif de recueillir les résultats obtenus sur la situation de la formation des ingénieurs et leur insertion professionnelle dans les cinq pays où cette étude a été menée : Ghana, Nigéria, Cameroun, Gabon et Sénégal", renseigne un communiqué.

Il s’est précisément agi, selon le texte, de partager la méthodologie de recherche, les données collectées et les résultats obtenus.

"Plus globalement, la rencontre a permis de lister les difficultés auxquelles les pays africains sont confrontés, pour mettre en place une meilleure prise en charge de la recherche et la formation en ingénierie".

Le professeur Babacar Guèye, directeur général de l’Enseignement supérieur cité dans le texte a rappelé "les difficultés du Sénégal en la matière, en particulier quand plus de 70% des élèves s’orientent vers des filières littéraires".

"Les besoins sont immenses et les défis cruciaux pour nos pays. Les prospections dans le domaine du pétrole, du gaz et de l’or, laissent apparaître un grand potentiel, qui ne saurait être exploité à sa juste valeur, si nous ne formons pas assez d’ingénieurs" explique-t-il.

Le document indique en outre que Mathieu Wallace, représentant du CRDI et le gouvernement canadien se sont engagés à accompagner les pays d’Afrique de l’ouest et du centre dans la recherche et la formation en ingénierie avancée, notamment à travers la création d’une plateforme régionale.

Le professeur Abdoulaye Diagne, directeur exécutif du CRES, est revenu sur le rôle majeur que la recherche doit jouer pour relever ce défi (…), rapporte le communiqué.

Il ajoute que M. Diagne a "pointé du doigt les différents problèmes auxquels les pays africains sont confrontés en la matière, au nombre desquels, le déficit d’offre de formation en ingénierie, la faible qualité de l’offre de formation, la faible implication des entreprises".

M. Diagne a également relevé, dans des propos repris par le communiqué, que "les fortes disparités de genre, un déficit de personnels techniques et d’enseignants, le manque d’équipements, le peu d’intérêt du secteur privé, le faible niveau d’anglais des ingénieurs formés en Afrique francophone, une formation qui privilégie des ingénieurs de conception".

La source informe que "cet atelier a permis des avancées considérables dans la quête de solutions, concernant les problématiques liées à la recherche et la formation en ingénierie, et constitue une étape cruciale dans la réalisation des défis liés à cette problématique".

L’engagement du CRDI à apporter une réponse régionale et sous-régionale, adaptée au contexte africain, combinée à l’expertise du CRES, permettra sans nul doute, de relever les défis mis en lumière lors de cet atelier, ajoute le communiqué.

MF/PON