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Cheikh Oumar Anne insiste sur l’importance de l’enseignement supérieur
APS
SENEGAL-AFRIQUE-FORMATION

Cheikh Oumar Anne insiste sur l’importance de l’enseignement supérieur

Dakar, 14 nov (APS) - Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Anne, a insisté, jeudi, à Dakar, sur l’importance de l’enseignement supérieur dans l’émergence des économies africaines.

’’Redynamiser l’enseignement supérieur en Afrique, c’est tout simplement le faire pour nos économies et doter nos pays des ressources humaines qualifiées indispensables à leur émergence’’, a-t-il déclaré.
 
M. Anne intervenait à la cérémonie d’ouverture de la 5ème conférence annuelle sur ’’L’état de l’éducation en Afrique’’ axée sur le thème ’’L’émergence africaine’’, en présence de la Première dame du Niger, Haija Aïssata Issoufou Mahadou, et de l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Dr Tulinabo Mushingi.
 
Selon lui, le développement n’est pas un slogan politique, mais plutôt, un processus de longue haleine requérant des options fortes, un engagement ferme, une solidarité sans faille, des investissements massifs, entre autre.
 
’’Le gouvernement sénégalais, conscient du rôle moteur des universités plus généralement les établissements d’enseignements supérieurs, a dans ses réformes, entrepris le déploiement d’une nouvelle carte universitaire consacrant à l’intérieur du pays des nouveaux campus universitaires etc.’’, a-t-il rappelé.
 
Il a souligné que les universités ont un rôle de ’’premier plan’’ à jouer, celui de se consacrer aux problématiques de développement du pays.
 
M. Anne a toutefois, soutenu que les défis de la mise en œuvre d’un mécanisme d’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, de développement de compétence, sont à relever pour l’opérationnalisation d’un cadre continental et de qualification comme prévu dans la convention d’Addis-Ababa. 
 
’’Si les niveaux primaire et secondaire font l’objet d’importants investissements, il n’en est pas ainsi pour l’enseignement supérieur qui reste le maillon faible du système, particulièrement en Afrique, avec des taux d’accès ne dépassant pas 18% contre 76% pour les pays occidentaux’’, a-t-il déploré.
 
’’Nous sommes au début des négociations avec le gouvernement du Sénégal, nous n’avons pas pour le moment de programme concret pour faire quelque chose, mais nous espérons qu’à la fin de nos discussions, nous établirons une base ici au Sénégal’’, a quant à lui, indiqué, le président de ’’The Africa-America Instutute’’, Kofi Appenteng, à l’initiave de la rencontre de Dakar.
 
Pour lui, ’’une forte collaboration’’ reste nécessaire afin d’établir un centre de formation devant renforcer les capacités de l’enseignement supérieur et de l’éducation en Afrique. 
 
L’enseignement supérieur reste, selon M. Appenteng, ’’le point le plus important’’ si les Etats africains veulent apporter le changement sur le continent.
 
’’A long terme, nous pensons que la population d’Afrique vont doubler, donc l’éducation et l’enseignement supérieur vont aider cette jeunesse à avoir les compétences requises pour diriger les nouvelles générations’’, a-t-il ajouté. 
 

AMN/OID