Campus franco-sénégalais : de nouvelles formations à bâtir en commun
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Campus franco-sénégalais : de nouvelles formations à bâtir en commun

Dakar, 11 juin (APS) - Un campus franco-sénégalais a été lancé mardi à Dakar, dans le but de permettre à des établissements sénégalais et français de mettre en place en commun des nouvelles formations à travers "une démarche innovante".

’’Il s’agit ici de co-construire entre des établissements français et sénégalais des nouvelles formations, en apportant des innovations avec un nouveau regard, sous un nouvel angle’’, a expliqué la ministre française de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal.
 
Dans le cadre du lancement de ce campus, 15 formations seront dispensées dès la rentrée académique 2019 dans les établissements retenus au Sénégal, en collaboration avec les universités françaises. 
 
Selon Mme Vidal, ce campus apportera non seulement du savoir, mais également du savoir-faire grâce à l’apport notamment financier des entreprises du secteur privé. 
 
Ce campus franco-sénégalais se projettera également sur le plan de la recherche et de l’innovation tout en incluant des entreprises, a-t-elle ajouté lors de la cérémonie de lancement officiel des formations du campus franco-sénégalais. 
 
Il y aura également plusieurs perspectives à court terme, notamment dans l’accompagnement au développement de la partie recherche, des projets communs d’écoles doctorales, entre autres. 
 
A moyen terme, a-t-elle poursuivi, il s’agit de construire des campus ouverts à l’innovation, de mettre en place un système redistributif permettant aux étudiants de payer un tiers du montant réel et d’octroyer des bourses pour des personnes défavorisées.
 
’’Il faut que le Sénégal soit émergent d’ici 20 ans. Pour cela, il faut compter sur notre propre force, c’est-à-dire nos ressources naturelles, humaines, etc.’’, a pour sa part souligné le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Anne.
 
Selon lui, l’enjeu est de former sur place des étudiants dans un standard européen pour régler un tant soit peu le problème lié à la fuite des cerveaux.
 
’’Ce campus reste une opportunité qui offre beaucoup de perspectives en termes de formation et d’employabilité des jeunes’’, a-t-il estimé.
 


AMN/ASG/BK