Une rentrée des classes contrastée à Kaffrine
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SENEGAL-EDUCATION

Une rentrée des classes contrastée à Kaffrine

Boulel (Kaffrine), 12 nov (APS) – La rentrée scolaire s’est déroulée de manière contrastée à Kaffrine, où les enseignements-apprentissages sont effectifs dans certaines écoles, la reprise se faisant de façon timide dans d’autres établissements.
 
"Au lycée Babacar Cobar Ndao de Kaffrine, nous avons remarqué une présence importante des enseignants. Mais ici, c’est au niveau des élèves que nous avons noté des absences. Par contre, au lycée de Boulel, nous avons noté une importante présence des élèves", a fait observer l’adjoint au gouverneur de Kaffrine chargé des affaires administratives, Abou Bâ.
 
Il s’exprimait au terme d’une tournée au lycée Babacar Cobar Ndao de Kaffrine et au lycée de Boulel, pour s’enquérir de la reprise des cours prévue ce jeudi.
 
La coordonnatrice régionale de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP), Aïssatou Sanou Gaye Mbodj, le secrétaire général du conseil départemental de Kaffrine, Bathie Niang, et l’inspecteur d’académie (IA) de Kaffrine ont participé à cette tournée. 
 
Etaient également présents, le secrétaire régional du syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (SAEMSS), Wandifa Mané, le médecin-chef de la région médicale de Kaffrine, docteur Moustapha Diop, des membres de l’association des parents d’élèves, des élus locaux et des autorités administratives.
 
"A Kaffrine, les autorités administratives et académiques avaient pris les devants pour que le protocole sanitaire puisse être respecté au niveau des établissements", a signalé Abou Bâ, selon qui du matériel, "notamment en terme de lave-mains, de masques, de produits d’hygiène a été donné aux différentes écoles pour faire respecter le protocole sanitaire".

Il a appelé les parents à prendre leurs responsabilités, pour que les élèves puissent répondre présents. 
 
"Ce que nous avons vu nous rassure. Le personnel enseignant est très imprégné du dispositif sanitaire, et nous avons constaté que le dispositif était en place en terme de lavage des mains et en terme de port des masques. Nous sommes satisfaits du niveau de mise en place de ce protocole sanitaire que nous avons vu au niveau de ces établissements visités", s’est pour sa part félicité le médecin-chef de la région médicale de Kaffrine, docteur Moustapha Diop. 
 
Il a demandé aux acteurs de l’éducation de la région de davantage renforcer le dispositif sanitaire au niveau des différents établissements scolaires. 
 
"Il faut veiller à ce que le port du masque soit obligatoire aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. Et ce masque doit être porté correctement", a précisé docteur Diop. Il a appelé également les différents proviseurs des lycées de Kaffrine à mettre en place une infirmerie pour la couverture médicale des élèves et du personnel enseignant. 
 
Il a assuré que la région médicale est prête à accompagner ce dispositif.
 
"Après cette tournée, nous sommes rassurés, mais à Kaffrine, la rentrée des classes est effective par endroits et timide ailleurs", a fait observer l’inspecteur d’académie de Kaffrine, Aboubacry Sadikh Niang.  
 
En marge de cette tournée, M. Niang a demandé aux différents professeurs trouvés sur place de démarrer les cours même s’il y a, dit-il, deux élèves dans la classe, afin que les autres sentent que le travail a démarré. 
 
Il a également demandé aux collectivités territoriales de la région de Kaffrine de participer davantage à la dotation des établissements scolaires en masques.
 
"Après cette tournée, nous sommes un peu restés sur notre faim dans la mesure où le protocole sanitaire ne nous rassure pas. Nous avons des classes pléthoriques et le protocole nous demande de donner trois masques et nous avons constaté qu’ils n’ont donné qu’un seul masque de démarrage. Sur le terrain, beaucoup de choses restent à faire", a pour sa part déploré le secrétaire général du SAEMSS, Wandifa Mané.
 
Selon lui, dans la région de Kaffrine, le respect des mesures barrières est à l’image de la tendance notée presque partout dans le pays. "Il y a un relâchement total alors que la COVID-19 est toujours là. Il faudrait que tout le monde redouble de vigilance", conseille-t-il. 

MNF/ASG/BK