Une enveloppe de plus d’un milliard de l’AFD pour la deuxième phase du PASEC
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SENEGAL-EDUCATION-FINANCEMENT

Une enveloppe de plus d’un milliard de l’AFD pour la deuxième phase du PASEC

Dakar, 28 déc (APS) - L’Agence française de développement vient d’accorder une enveloppe de 1,3 milliard de francs CFA à la CONFEMEN, la Conférence des ministres de l’éducation ayant en commun le français, un appui destiné à financer la deuxième évaluation internationale de son Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC).

Le secrétaire général de la CONFEMEN, Jacques Ki Boureima, et la directrice de l’AFD, Laurence Hart, ont procédé à la signature de la convention de financement en question, jeudi, au siège de l’organisation francophone à Dakar, en présence de l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot.
 
Cette subvention non remboursable marque le soutien de l’AFD à la CONFEMEN et à la question de la qualité de l’éducation dans les pays membres à travers les évaluations des acquis scolaires, a expliqué Jacques Ki Boureima.
 
Cette enquête standardisée porte sur l’évaluation des compétences des élèves de CP et CM1 et sur celle de leurs enseignants, afin d’identifier les caractéristiques des performances des systèmes éducatifs des 15 pays ciblés.
 
"L’évaluation des acquis des élèves est un moyen qui permet d’apprécier le niveau de maîtrise des connaissances et des compétences des élèves dans une discipline donnée", a souligné Ki Boureima.
 
Selon lui, cette évaluation devrait ainsi permettre d’identifier les déterminants d’une éducation de base de qualité, le PASEC se présentant comme "un instrument de contrôle de suivi et de pilotage de la qualité de l’éducation pour mieux cibler les politiques éducatives dans un souci d’efficacité, d’équité et de réussite des apprenants".
 
L’AFD avait déjà financé la première évaluation dénommée PASEC2014 dans 10 pays francophones et dont le rapport, restitué en décembre 2015, fait état de progrès réalisés dans le domaine de l’accès.
 
De nombreux défis demeurent cependant au niveau de la qualité, de l’équité et de la disponibilité des ressources pédagogiques, souligne le secrétaire général de la CONFEMEN.
 
"Cela prouve qu’il y a une nécessité voire un impératif à développer et à renforcer la culture de l’évaluation des acquis scolaires qui faciliterait une évaluation régulière du système éducatif dans les pays francophones du Sud", a-t-il ajouté.
 
Il a d’autant plus évoqué la nécessité de promouvoir "une éducation inclusive et de qualité pour tous d’ici 2030". 
 
Pour la directrice de l’AFD Laurence Hart, "le système éducatif ce n’est pas seulement la construction des infrastructures mais c’est aussi travailler à l’amélioration des enseignements et apprentissages et sur le continuum de l’éducation de base".
 
"L’objectif de l’AFD dans le secteur de l’éducation c’est d’aider la jeunesse africaine à avoir des enseignements de qualité pour trouver sa place dans la société", a-t-elle indiqué.
 
L’ambassadeur de France Christophe Bigot a pour sa part réitéré l’engagement de la France à accorder "la priorité à l’éducation" dans le cadre de sa politique à l’endroit des pays africains.
 
Selon lui, la prochaine visite au Sénégal du président français Emmanuel Macron, début février, s’inscrit dans ce cadre, en lien avec la conférence mondiale sur la mobilisation des ressources en faveur de l’éducation.
 

ADL/BK