Un rapport alternatif produit pour ‘’une prise de décision responsable’’
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SENEGAL-EDUCATION

Un rapport alternatif produit pour ‘’une prise de décision responsable’’

Dakar, 15 déc (APS) - Un rapport alternatif de suivi citoyen de la politique éducative a été produit par la Coalition des Organisations en synergie pour la défense de l’Education publique (Cosydep) sur la question des infrastructures, du financement, de la formation des enseignants et de l’état civil pour servir d’outil d’aide à la ‘’prise de décision responsable à partir des résultats collectés sur le terrain’’.

 
‘’Ce rapport vise à collecter des données sur le terrain pour corroborer les données officielles sur les infrastructures avec un focus mis sur la résorption des abris provisoires, la formation des enseignants intrant important pour la qualité, le financement de l’éducation et la lancinante question de l’état civil’’, a expliqué un des administrateurs de la Cosydep, Tamba Ngom.
 
‘’La Cosydep est une Coalition qui fonctionne sur la base de la recherche action pour disposer toujours des informations qui viennent de la base et des acteurs sur le terrain’’, a-t-il confié à la presse en marge de la présentation du rapport, vendredi à Dakar.
 
La question des abris provisoires est ‘’un réel problème dans certaines régions avec un taux de résorption ‘’très faible’’.
 
‘’Certaines localités comme Louga, Sédhiou souffrent de ce taux élevé des abris provisoires’’, renseigne le rapport. Les inspections d’éducation et de formation (IEF) de Louga Linguère, Goudomp et Boukiling enregistrent le plus grand nombre d’abris provisoires dans ces deux régions.
 
’’L’enquête a révélé le statu quo du nombre d’abris provisoires entre 2013 et 2014, une baisse de 60 abris provisoires entre 2014 et 2016 à Sédhiou’’, a souligné M. Ngom, citant les résultats du rapport. 
 
‘’Il faut que l’Etat ait cette volonté politique pour aller dans la résorption définitive des abris provisoires et atteindre l’égalité et l’équité dans l’accès à une éducation de qualité pour tous’’, a-t-il plaidé. 
 
Sur la question du financement le rapport relève que ‘’la gestion des ressources financières mises à la disposition des écoles n’est toujours pas orthodoxe parce qu’elle souffre d’un manque de transparence malgré l’existence d’organes institutionnels (comité de gestion de l’école)) et d’instrument de gestion (manuel de procédure)’’. 
 
Concernant la ‘’lancinante question de l’état civile, le rapport note dans les 16 IEF un taux moyen d’élèves sans acte de naissance de 40,20% dont 38% pour les garçons et 42,% pour les filles’’. 
 
D’où l’idée pour la Coalition ‘’d’organiser un audit global du fichier de l’état civil et de coordonner les interventions des acteurs mais aussi mutualiser leurs expériences et ressources pour des résultats plus palpables avec davantage d’impacts’’.
 
Le rapport a également suggéré ‘‘d’autoriser tous les enfants en classe d’examen à composer sous réserve de la production de pièce d’état civil’’. 

La Coalition a produit ce rapport pour ‘’apporter une contribution significative’’ à la réalisation de l’objectif de développement durable consacré à l’éducation. 
 
L’enquête faite par la Cosydep entre dans le cadre du programme intitulé fonds de la société civile pour l’éducation (FSCE 2016-2018) qui vise un but global et trois objectifs programmatiques relatifs à l’appui technique, au renforcement de capacités, à la facilitation de collaboration sud-sud et au partage des connaissances.
 
 

ADL/MD