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SENEGAL-EDUCATION

"Ubi tey, Jang tey" : la rentrée scolaire pas tout à fait effective par endroits

Dakar, 9 oct (APS) - Le concept "Ubi Tey, Jang tey", par lequel les autorités de l’éducation comptent favoriser un démarrage effectif des cours au premier jour de la rentrée scolaire, ne semble pas très appliqué dans certains établissements dakarois visités par l’APS.
 
Après la rentrée du personnel enseignant le 4 octobre, les élèves étaient appelés à reprendre le chemin des écoles ce lundi 9 octobre, mais peu d’écoliers étaient présents ce matin dans la plupart des établissements.
 
"Du côté de l’école et des professeurs, nous sommes fin prêts pour démarrer les cours le jour de la rentrée, mais les élèves n’ont pas répondu présent", renseigne le proviseur du lycée Blaise Diagne, Kao Diaby.
 
Sur la base de ce constat, M. Diaby estime que le concept "Ubi tey, Jang tey’’ doit être "approprié par tous les acteurs du secteur pour qu’elle soit "une réalité".
 
"Toutes les conditions étaient réunies pour démarrer les cours aujourd’hui (lundi). Le corps professoral est là, le matériel didactique aussi. Mais il n’y a pratiquement pas d’apprenants", a-t-il encore fait valoir, assurant que "les emplois du temps de toutes les classes ont été établis".
 
M. Daby soutient tout de même que les élèves de la Terminale S1 de son établissement ont effectivement démarré les enseignements "depuis le mois de septembre".
 
Le principal du collège d’enseignement moyen Adama Ndiaye (Grand- Dakar), Babacar Mbaye, partant du même constat de la non-effectivité du concept ’’Ubi tey, Jang tey’’, suggère la sensibilisation.
 
De cette manière, les parents seraient habitués à amener leurs enfants à l’école dès le jour de la rentrée.
 
"Les élèves peuvent assister aux cours, sans payer les frais d’inscription qui peuvent être réglés sur le tard", note-il, en signalant qu’il "moins de 100 élèves" présents ce matin dans son établissement.
 
"Depuis 8 heures, on n’a vu qu’une centaine d’élèves, dont la majeur partie n’est pas venue pour apprendre (parce que sans bagages), mais pour retrouver leurs camarades", explique M. Mbaye.
 

SMD/BK