Les frais d’inscription ne concernent pas les établissements élémentaires (ministre)
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SENEGAL-EDUCATION

Les frais d’inscription ne concernent pas les établissements élémentaires (ministre)



Saly-Portudal (Mbour), 16 sept (APS) - Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a rappelé vendredi que les frais d’inscription exigés à chaque rentrée des classes ne concernent pas les établissements élémentaires, mais plutôt les collèges d’enseignement moyen secondaire (CEM) et les lycées.

‘’Depuis deux ans, j’ai dit que les frais d’inscription, c’est au niveau de l’enseignement moyen et secondaire. Au niveau de l’enseignement élémentaire, il n’y a pas de frais d’inscription", a-t-il tranché.

Le seul cas où les parents d’élèves d’une école pourraient verser de l’argent, c’est lorsqu’ils décideraient "de faire des cotisations", a indiqué le ministre de l’Education nationale. "Mais ça, c’est un acte volontaire des parents d’élèves pour le fonctionnement de leurs associations et, peut-être, pour contribuer à l’école’’, a-t-il fait remarquer.


Serigne Mbaye Thiam a fait cette précision à Saly-Portudal (Mbour, ouest), où il prend part au séminaire de rentrée des classes 2016-2017, sur le thème : ‘’Une gouvernance efficace pour relever les défis’’.

Il a précisé que pour ce qui est de l’enseignement moyen et secondaire, les frais d’inscription sont plafonnés à 10.000 francs CFA, a-t-il indiqué.


‘’Pour permettre aux élèves de pouvoir démarrer les cours le jour même de la rentrée des classes, nous avons indiqué aux chefs d’établissement qu’il ne faut pas exiger des frais d’inscription avant de s’inscrire. Les cours doivent démarrer et l’inscription pédagogique permet de démarrer les cours, parce que les dix mille francs CFA ne peuvent pas être consommés le jour de la rentrée ni le premier mois de l’année scolaire’’, a dit M. Thiam.


Il estime que des facilités doivent être accordées aux parents qui inscrivent leurs enfants et que les frais d’inscription doivent être payés entre les mois d’octobre et décembre.


‘’Cette année, nous avons tenu à mieux préparer la rentrée scolaire. Et pour le concept +Oubi tèy Jang tèy+ (démarrer les cours dès le premier jour de la rentrée des classes), nous avons essayé d’y réfléchir avant même la fin de l’année scolaire 2016-2017’’, a-t-il rappelé.

Il a signalé que "chaque inspection de l’éducation et de la formation (IEF) s’est engagée à démarrer les cours effectivement dans, au moins, dix établissements élémentaires et dans un certain nombre de collèges et de lycées’’.


‘’J’ai toujours indiqué que le démarrage des cours le jour de la rentrée, c’est une ambition, un objectif. Ce n’est pas une question qui s’évalue sur une seule année scolaire. Nous souhaitons enclencher une dynamique pour que, d’ici, peut-être, cinq ou dix ans, ça prendra le temps qu’il prendra, que les gens sachent qu’en 2013, le gouvernement, la société civile et les partenaires de l’école avaient l’ambition de démarrer les cours le jour de la rentrée’’, a-t-il expliqué.


‘’Année après année, on a vu que le nombre d’établissement qui démarrent les cours le jour de la rentrée scolaire a augmenté’’, s’est réjoui Thiam.


Il a, d’ailleurs, signalé qu’un établissement scolaire de Tawfèkhe-Yakaar a décidé de démarrer les cours le 4 octobre, un jour avant la date officielle prévue le 5 octobre prochain.


ADE/ASG