Les allocations spéciales pour étudiants malvoyants méritent d’être davantage vulgarisées (directeur des bourses)
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SENEGAL-EDUCATION-SOCIAL

Les allocations spéciales pour étudiants malvoyants méritent d’être davantage vulgarisées (directeur des bourses)

Dakar, 30 août (APS) - Les allocations spéciales destinées aux étudiants malvoyants doivent être davantage vulgarisées auprès des potentiels bénéficiaires dont les demandes sont généralement toutes acceptées, a indiqué lundi à Dakar le directeur des bourses Khalifa Gaye.


"D’habitude pour ces allocations spéciales destinées aux malvoyants, nous ne procédons pas à la sélection. Nous prenons toutes les demandes que nous recevons. L’année passée, le gouvernement avait offert 18 allocations spéciales aux malvoyants", a précisé M. Gaye.
 
M. Gaye s’exprimait lors d’une rencontre d’échanges et d’information pour mieux préparer neuf étudiants sénégalais malvoyants, bénéficiaires d’allocations spéciales, équivalant les bourses d’excellence, pour suivre leurs études supérieures en France.
 
Le directeur des bourses a insisté sur la nécessité de vulgariser davantage cet appui de l’Etat aux apprenants malvoyants, établis notamment dans les régions de l’intérieur du Sénégal, pour qu’ils puissent postuler en nombre et bénéficier de ces allocations spéciales.
 
En règle générale, la direction des bourses valide toutes les demandes reçues, sans qu’il soit plus que cela besoin de recourir à des critères, selon le directeur des bourses.
 
Au total, quatre nouveaux bacheliers, cinq étudiants dont un inscrit en licence et admis en master, ont bénéficié de cette allocation spéciale destinée à leur prise en charge en France et à couvrir leur frais d’assurance et de transport. 
 
Ils vont en plus toucher une allocation mensuelle de 650 euros (425.000 francs CFA), en vue de les mettre dans un environnement propice aux études en mettant à leur disposition des outils adaptés.
 
Au cours de cette rencontre, M. Gaye a détaillé aux étudiants les composantes de leur bourse, les modalités et dispositions idoines à prendre avant le départ pour la France et les dispositions pratiques mises en place par ses services, sur place, à Paris.
 
Il a rappelé que juste après la tenue de la commission d’attribution des bourses d’excellence, la même instance va se retrouver pour l’octroi des allocations spéciales.
 
 
Il a également rappelé à ses interlocuteurs qu’une bourse étrangère est suspendue dès que le bénéficiaire dépasse les 30 ans ou redouble deux fois dans un même cycle. Elle est aussi suspendue lorsqu’il change de filière ou est rétrogradé au niveau de sa formation.
 
"Par contre, maintenant, il y a des spécificités réservées aux étudiants qui parfois, sont confrontés à des difficultés majeures, occasionnant un retard dans leur formation. Ce qui fait que nous leur accordons certains privilèges. On n’a pas trop d’exigences sur les redoublements, même si, quand même, ils ne doivent redoubler deux fois dans un cycle", a-t-expliqué.
 
"Nos étudiants, une fois en France, trouveront sur place le service de gestion des étudiants à Paris, qui en plus de leur payer les bourses, se charge de les accompagner, les orienter, les guider et les suivre pour mieux réussir leur formation", a-t-il expliqué.
 
Les étudiants bénéficiaires de ces allocations spéciales ont tous magnifié les efforts de l’Etat à leur endroit ainsi que son accompagnement, compte tenu de leur situation de handicap.
 
"Nous sommes reconnaissants de cet effort du gouvernement, du chef de l’Etat. Nous sommes sûr que cet appui va nous permettre d’aller jusqu’au bout de nos rêves", a réagi Oumar Baïlo Diallo, un des bénéficiaires.
 
Cet étudiant au département d’espagnol à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a assuré de l’engagement des bénéficiaires à s’investir comme il faut pour répondre aux attentes placées en eux. 
 
"Nous ambitionnons, après notre formation, de rentrer contribuer au développement de notre pays", a-t-il ajouté.
 
 
SG/BK