Le monde de l’entreprenariat a besoin d’une contribution
APS
SENEGAL-FRANCE-ENTREPRENARIAT

Le monde de l’entreprenariat a besoin d’une contribution "plus accrue" des PME (DG ADEPME)

Dakar, 2 fév (APS) - Le monde de l’entreprenariat a besoin, dans une logique d’émergence, d’une contribution "beaucoup plus accrue" des Petites et moyennes entreprises (PME) a estimé, jeudi à Dakar, le directeur général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), Idrissa Diabira.


"Au Sénégal, 99,8% des entreprises sont des PME pour dire que seul 0,2% sont des grandes entreprises et concentrent 60% du chiffre d’affaires global de l’ensemble des entreprises" a-t-il fait comprendre.

Il s’exprimait ainsi lors d’un atelier-débat organisé par "La République en marche" (parti présidentiel français), en prélude à la visite au Sénégal du président français Emmanuel Macron, venu co-présider avec son homologue sénégalais Macky Sall la 3e Conférence de financement du partenariat mondial sur l’Éducation (PME).

"Comment renforcer l’entrepreneuriat étudiant entre l’Europe et l’Afrique" était le thème de cette rencontre tenue la veille de la conférence internationale qui va rassembler la société civile, le secteur privé et des fondations philanthropiques.

Le DG de l’ADEPME a relevé que le monde de l’enseignement, universitaire ne peut pas se priver de passerelles le conduisant à donner à ceux qu’il forme une opportunité d’entreprendre. Il s’agit d’"initier des idées, de construire un parcours et de se donner les moyens de créer son entreprise pour devenir un capitaine d’industrie" a-t-il soutenu.

La coordonnatrice de la République en marche, section sénégalaise, Fatoumata Racine Sy, initiatrice de la rencontre, a relevé qu’en termes de résultats, "il est attendu que les étudiants comprennent le sens de l’atelier et puissent en tirer quelque chose".

"Nous avons organisé cet atelier pour permettre aux étudiants d’en tirer quelque chose et qu’il y ait un suivi, c’est-à-dire qu’ils comprennent le sens de cette rencontre qui leur est dédiée et qu’ils s’approprient du contenu" a-t-elle dit.

Toutefois, Fatoumata Racine Sy s’attend à ce qu’il y ait un suivi sur demande délibérée des étudiants qui doivent, selon elle, "être partie prenante, comme le veulent les européens, afin de les fixer, de les former et leur donner du travail".

"C’est un axe de collaboration" a-t-elle encore estimé, précisant que "les européens n’ont pas envie de les voir mourir sur leurs côtes, parce que politiquement ce n’est pas bon et que, humainement, ils n’ont pas envie de voir des personnes mourir".

"Même nous nous n’avons pas envie de voir nos enfants se noyer et cela requiert une collaboration en bonne intelligence" a fait noter Fatoumata Racine Sy.

Etudiants, professeurs, parlementaires, représentants de la société civile, du secteur privé, entrepreneurs, etc. ont pris part à cette rencontre qui visait à mettre en relief des perspectives de renforcement du partenariat entre universités en Afrique et en Europe en matière de formation à l’entreprenariat.

LTF/PON