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La France engagée à "faire de l’éducation une priorité partout" (ministre)

Diamniadio, 2 fév (APS) - La France fait de l’éducation "une priorité nationale’’ et compte en faire de même dans les autres pays où Paris sera amenée à mener une politique de coopération, a assuré le ministre français de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, vendredi, au deuxième jour de la 3e conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE, en anglais).

"Nous souhaitons avec tous nos partenaires la porter à un niveau européen et mondial", a-t-il dit au sujet de l’engagement des autorités françaises de faire de l’éducation ’’une priorité nationale’’.
 
"D’un système éducatif à un autre, d’un pays à l’autre, les problèmes ne sont pas toujours de même nature mais la diversité de nos pays ne doit jamais nous faire oublier que nous poursuivons la même finalité", a dit M. Blanquer dans son adresse aux participants à cette rencontre internationale.
 
Le ministre français a souligné "la nécessité de donner à tous les enfants qui arrivent dans ce monde une éducation solide pour qu’ils puissent incarner les plus hautes valeurs de l’humanité".
 
"Ce sont les diversités d’organisation, d’approches, de culture, d’expériences, les savoir-faire respectifs, les interactions qui permettront à tous les pays de progresser. L’éducation ne doit pas être au service d’une homogénéité mondiale mais bien au service de la diversité", a-t-il indiqué, en présence de plusieurs de ses homologues.
 
L’éducation "est un droit fondamental, un bien commun", a rappelé Jean-Michel Blanquer, devant un auditoire composé d’une cinquantaine de ministres en charge de l’éducation de pays d’Afrique, d’Europe du Sud, d’Amérique Latine et des Caraïbes. 
 
M. Blanquer est revenu sur le droit à une éducation pour tous et à une éducation de qualité, inclusif tout le long de la vie, une question faisant partie des Objectifs de développement adoptés par les Nations Unies, ajoutant que la présence du président français à cette rencontre internationale rend compte de la volonté de son pays de "donner corps" à cette perspective.
 
"En Afrique, où se joue une grande partie du 21 ème siècle, l’éducation est l’enjeu majeur pour relever le défi des changements climatiques, de l’émancipation des populations, de la démocratie, entre autres", a poursuivi le ministre français de l’Education nationale.
 
L’Afrique qui compte 70 pour cent de jeunes "est le continent par excellence pour parler d’éducation", selon le ministre français. "Nous devons investir plus dans l’éducation pour régler définitivement la situation des enfants qui ne vont pas à l’école", a-t-il insisté.
 
Selon Jean-Michel Blanquer, "les pays qui assureront un développement durable seront ceux qui consacreront la plus grande partie de leur PIB à l’éducation pour avancer en matière de scolarisation des jeunes filles, pour renforcer l’offre éducative". 
 
Il a appelé gouvernants et donateurs à mobiliser le financement nécessaire pour les ambitions du secteur de l’éducation, en relevant au passage "la nécessité de travailler ensemble et de coopérer pour relever tous les défis éducatifs que nous avons en commun".
 
Cette perspective d’autant plus que les systèmes éducatifs sont appelés "à répondre aux défis des inégalités sociales, culturelles, à lutter contre les stéréotypes, à l’égalité entre les filles et les garçons, à insérer professionnellement les jeunes", fait-il valoir. 
 

ADL/BK