La conférence du Partenariat mondial à l’heure des engagements des donateurs
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MONDE-SENEGAL-EDUCATION

La conférence du Partenariat mondial à l’heure des engagements des donateurs

Diamniadio, 2 fév (APS) - La troisième conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE, en anglais), va consacrer vendredi des "engagements forts" de donateurs pour plus de ressources financières en faveur de ce secteur dans les pays en développement, au deuxième jour de ce sommet international dont les travaux avaient débuté jeudi à Dakar.

La rencontre qui se poursuit au Centre international de conférences Abdou Diouf, à Diamniadio, a enregistré vendredi matin des messages d’engagement des bailleurs pour mettre à la disposition du Partenariat mondial pour l’éducation des ressources financières suffisantes sur la période 2018-2020.
 
Ces messages d’engagement ont été précédés par ceux des ministres de l’Education des pays en développement, qui ont également fait part de leurs décisions de consacrer plus de 20% des budgets nationaux de leurs différents pays à l’éducation, condition première pour bénéficier de l’accompagnement du Partenariat mondial.
 
Les ministres du Sénégal, du Lesotho, du Mozambique, du Rwanda, de la Somalie, du Cambodge et du Malawi, entre autres, se sont ainsi succédé au pupitre pour revenir sur les efforts fournis par leur gouvernement en faveur de l’éducation, promettant de "mettre encore plus de ressources financières" à disposition du secteur.
 
Les représentants de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de l’Australie, du Japon, de l’Italie, du Luxembourg et de la Chine, présents pour la première fois à une conférence du Partenariat mondial pour l’éducation, ont déjà fait des annonces de financement en faveur de cette initiative.
 
Ces pays se disent convaincus que l’éducation est le principal levier pour un développement durable, mettant ainsi le financement de l’éducation dans les pays en développement au centre de leurs priorités.
 
Il s’agit ainsi d’aller "vers un investissement continu" à côté du Partenariat mondial, en s’engageant à le soutenir davantage pour "des résultats probants".
 
La Banque islamique de développement (BID) a de son côté annoncé être prête à appuyer le secteur de l’éducation dans ses pays membres, pour mettre en place "une éducation équitable inclusive et de qualité".
 
La BID affirme avoir déjà investi 4 milliards de dollars dans le secteur et compte poursuivre dans cette dynamique.
 
En attendant la réunion de haut niveau présidée par les présidents Sall et Macron en début d’après-midi, les bailleurs de fonds, organismes internationaux et fondations continuent de leurs part de leurs engagements financiers.
 
Le montant total de ces engagements sera rendu public lors du point de presse final, en présence des deux chefs d’Etat présents à cette conférence internationale.
 

ADL/BK