L’ouverture des universités de Diamniadio et de Kaolack prévue en octobre 2017 (ministre)
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SENEGAL-EDUCATION

L’ouverture des universités de Diamniadio et de Kaolack prévue en octobre 2017 (ministre)

Dakar, 22 sept (APS) - L’Université Amadou Makhtar Mbow, la deuxième université publique dakaroise, va ouvrir ses portes en octobre 2017, en même temps que l’Université du Sine Saloum (Kaolack), a assuré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
 
"Les travaux sont en cours à l’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniodio où il y a 9 bâtiments qui sont engagés avec certains dont les gros œuvres sont terminés en ce moment. Il n’y aura pas de difficultés pour ouvrir en octobre 2017", a-t-il déclaré dans un entretien avec la rédaction de l’APS, jeudi.
 
La première phase des travaux sera livrée en 2017, ce qui permettrait à l’Université Amadou Makhtar Mbow de démarrer avec la rentrée académique de cette année-là, en attendant la fin de la deuxième des travaux, prévue pour octobre 2018. a indiqué le ministre.
 
"Il ne faut pas oublier que c’est une université de 30 000 étudiants, des pôles sciences économiques, sciences de gestion et sociales, sciences de l’ingénierie et un pôle santé", a-t-il relevé. 
 
S’agissant de l’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niasse (USSEIN), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche renseigne que les travaux n’ont "pas démarré du fait de difficultés au niveau de l’attribution du marché".
 
Malgré ces difficultés, il dit demeurer "dans la logique d’ouvrir en octobre 2017" cet établissement prévu à Kaolack et devant compter 30 000 étudiants pour "une université thématique dédiée aux métiers de l’agriculture, première priorité économique nationale".
 
Selon Mary Teuw Niane, jusque-là, il n’y avait "pas une adéquation entre la priorité économique et le capital humain, puisque que de l’Indépendance à nos jours, avant le lancement de cette université, les instituts de formation en agriculture ne mettaient pas sur le marché assez de ressources humaines pour répondre aux besoins du marché".
 
"La question de l’accès est capitale. Il suffit juste de regarder les statistiques avec le nombre de bacheliers qui est passé de 45 000 bacheliers en 2015 à 54700 cette année", a-t-il fait valoir.
 
Aussi le problème des infrastructures constitue-t-il une dimension critique de la question du développement de l’enseignement supérieur au Sénégal. Or, une solution au problème des infrastructures, "au-delà des délais, demande une durée", a relevé le ministre.
 
"Un bâtiment, il y a une durée incompressible pour le construire", a-t-il insisté, avant d’annoncer un projet d’extension pour les autres universités existantes, pour le compte du Programme de gouvernance et de financement de l’enseignement supérieur, qui bénéficie du soutien de la Banque mondiale. 
 
Ce programme prévoit l’extension de 4 universités, a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, évoquant notamment la construction de l’UFR des Sciences de l’Education, de la Formation et du Sport de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.
 
Ce nouveau département de l’UGB va être ainsi doté d’un amphithéâtre, de salles de cours, de laboratoires, sans compter des infrastructures sportives dont une piscine olympique et un gymnase couvert. Un stade multifonctionnel est prévu dans une deuxième phase.
 
Mary Teuw Niane a par ailleurs signalé que des travaux sont en cours pour l’extension des universités de Thiès, Alioune Diop de Bambey et Assane Seck de Ziguinchor. "Tous ces chantiers sont très bien avancés", selon le ministre qui dit espérer "une livraison avant la fin de cette année" 2016.
 
S’y ajoute la réhabilitation des amphithéâtres de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. "Tout est en train d’être réhabilité et cela crée naturellement des désagréments et nous saluons la compréhension des étudiants et des enseignants", a-t-il relevé.
 
 
 
 
 
 

ADL/BK