L’ANAQ-Sup veut une formation
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L’ANAQ-Sup veut une formation "permanente et continue" pour ses évaluateurs

Saly-Portudal (Mbour), 26 jan (APS) - L’Autorité nationale d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur (ANAQ-Sup) mise sur une formation "permanente et continue" de ses experts évaluateurs internes, pour être plus en phase avec ses missions consistant à faire du développement des compétences "une priorité", a indiqué vendredi son secrétaire exécutif, le professeur Papa Guèye.
 
"Ces experts évaluateurs internes sont les porte-paroles de l’ANAQ-Sup, parce que c’est sur la base de leurs rapports que nous nous prononçons sur l’accréditation des diplômes et des établissements d’enseignement supérieur", a expliqué le secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup.
 
Il intervenait vendredi à Mbour, l’occasion de la cérémonie de clôture d’une session de formation destinée aux experts évaluateurs internes de cette structure.
 
Cette rencontre de deux jours visait à permettre à ces derniers de s’imprégner du cadre réglementaire, académique, institutionnel dans lequel s’inscrivent les missions de l’ANAD-Sup, dans le but de renforcer leurs capacités techniques afin qu’ils puissent "réaliser convenablement, de manière crédible’’, les missions qui leur seront confiées.
 
Au terme de cette session de formation qui a enregistré la participation d’une cinquantaine de personnes, il a été recommandé de définir "un statut pour l’expert évaluateur".
 
"Les experts évaluateurs ont, durant cette formation, eu à poser un certain nombre de difficultés liées à leur présence au niveau de l’école où, souvent, on les accueille dans des dispositions de protection, d’agressivité, etc. Ils ont besoin d’avoir un statut", a expliqué le secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup.
 
"Nous avons pour mission de contribuer au développement de la qualité de l’enseignement supérieur, aussi bien pour le secteur public que pour le secteur privé. Avec la confiance du ministre de l’Enseignement supérieur, nous avons déjà réalisé beaucoup de choses et fournit des arguments techniques qui ont permis au ministère d’acter l’égale dignité entre privé et public", a souligné M. Guèye.
 
"Nous constatons qu’il y a du bon dans le privé et dans le public, comme il y a également du mauvais de part et d’autre. Maintenant, la difficulté avec le privé, c’est l’absence de ressources humaines, de compétences techniques et scientifiques, mais aussi de moyens’’, sans compter que "le cadre fait souvent défaut", selon le secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup.
 
 

ADE/BK