Macky Sall voit le financement de l’éducation comme un rempart  contre l’extrémisme
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SENEGAL-EDUCATION

Macky Sall voit le financement de l’éducation comme un rempart contre l’extrémisme

De l’envoyé spécial de l’APS, Pape Ousmane Ngom

New York, 20 sept (APS) – Le financement de l’éducation est "essentiel" dans la mesure où il permet de "forger l’esprit et la conscience" des bénéficiaires et de les rendre "moins vulnérables à l’extrémisme", a estimé le président sénégalais, Macky Sall, mercredi, à New York.
 
L’octroi de fonds publics au secteur de l’éducation est "une question (...) essentielle à enjeux multiples, qui détermine la qualité des ressources humaines, forge l’esprit et la conscience et rend les individus moins vulnérables à l’extrémisme", a dit M. Sall lors d’une réunion "de haut niveau" des Nations unies sur le thème : "Investir dans l’avenir : une éducation pour tous".
 
Il rappelle que le Sénégal et la France vont organiser, le 8 février prochain, à Dakar, la troisième conférence dite de reconstitution du Fonds du partenariat mondial pour l’éducation, pour "mobiliser plus de trois milliards de dollars, entre 2018 et 2020".
 
"Le financement de l’éducation est une préoccupation permanente des politiques publiques, notamment dans les pays en développement", a souligné Macky Sall.
 
Le président sénégalais appelle par ailleurs les Etats à investir notamment dans l’éducation des filles pour mieux "agir positivement sur toute la famille, maîtriser la démographie et contribuer à l’émergence d’une société instruite et positive".
 
Il rappelle avoir consacré 25,48% du Budget de l’Etat à l’éducation et a jugé importantes les contributions financières de la France et du Fonds mondial pour l’éducation au Sénégal.
 
Macky Sall a invité les Etats à augmenter leur contribution pour que soient satisfaits les besoins de ce secteur.
 
"Nous devons tout faire pour que plus de 263 millions de garçons et de filles non scolarisés ne tombent pas dans les ténèbres de l’ignorance et de l’osbcurantisme", a plaidé M. Sall.

Cet appel a été soutenu par son homologue français, Emmanuel Macron, et le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui ont tous les deux appelé à la pacification du monde par l’éducation des enfants.

PON/ESF/BK