Education sexuelle à l’école : le SAEMSS se veut ’’vigilant’’, selon son SG national
APS
SENEGAL-EDUCATION

Education sexuelle à l’école : le SAEMSS se veut ’’vigilant’’, selon son SG national

Thiès, 12 jan (APS) - Le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (SAEMSS), par la voix de son secrétaire national Saourou Sène, assure rester vigilant concernant la tentative présumée d’introduction de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires.

"L’école peut être un lieu de dépravation, si jamais nous acceptons que certains modules soient introduits dans nos programmes", a averti le secrétaire générale du SAEMSS, lundi, au cours d’une conférence de presse.
 
Saourou Sène dit avoir pris acte de la déclaration du président de la République affirmant clairement qu’il ne saurait être question d’introduite l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires au Sénégal. La vigilance s’impose malgré tout, selon le syndicaliste.
 
Des syndicalistes avaient récemment dénoncé une tentative visant à introduire un module d’éducation sexuelle complète dans les programmes scolaires, lors d’un séminaire organisé du 21 au 23 décembre derniers à Saly Portudal (Mbour), suscitant une levée de bouclier dans l’opinion nationale.
 
Selon Saourou Sène, le SAEMSS était représentée à cette rencontre dont l’intitulé faisait croire qu’il s’agissait d’aborder la santé de la reproduction, déjà enseignée dans les établissements scolaires, en science de la vie et de la terre (SVT) et en économique familiale.
 
"Il y a des groupes, les GEP, qui prennent en charge ces questions dans les écoles, tout en respectant le plus naturellement du monde nos valeurs, nos coutumes, nos croyances religieuses", si bien que leur enseignement "ne heurtait personne", a-t-il relevé.
 
"S’il s’agit d’aller à une vitesse supérieure, en parlant directement et carrément de sexualité au niveau de l’école, nous ne l’accepterons pas", a martelé M. Sène. 
 
Pour lui, l’école censée être "la gardienne" des valeurs et coutumes sénégalaises, "ne peut pas accepter" l’introduction de modules qui "heurtent nos consciences et notre compréhension des choses".
 
 
 

ADI/BK