Des sportifs retraités lancent une école pour handicapés à Rufisque
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Des sportifs retraités lancent une école pour handicapés à Rufisque

Dakar, 11 oct (APS) - D’anciens sportifs sénégalais basés en France vont procéder samedi matin à l’inauguration des nouveaux locaux d’une école réservée aux handicapés et aux enfants de parents handicapés, à Rufisque, a appris l’APS auprès de ses promoteurs.
 
"Nous avons réussi grâce à nos partenaires et des dons à investir plus de 115.000 euros (plus de 75 millions de francs) pour construire cette infrastructure dédiée à l’éducation’’ et dont la réalisation a débuté en 1998, a annoncé l’ancien joueur de l’US Gorée, Lamine Ngom
 
"C’est un projet qui nous tenait à cœur et avec le soutien de donateurs, de fondations et de mécènes, nous avons pu trouver le financement nécessaire pour sortir l’infrastructure de terre", a expliqué M. Ngom actuellement retraité.
 
Ce Sénégalais installé depuis plusieurs années en France a la particularité d’avoir remporté en 1972 les finales de Coupe du Sénégal seniors en football et en handball/
 
"Nous avons convenu que les structures pour la prise en charge des personnes handicapées, étaient peu nombreuses", raison pour laquelle ces anciens sportifs ont retenu de se lancer dans ce genre de projet.
 
Dans ce cadre, ils ont mis sur pied "Les Petits Princes d’Handiscole" à Rufisque, sous la direction d’Anna Gaye, une ancienne pensionnaire de l’INSEPS qui a étudié les sciences de l’éducation en France.
 
"L’école a démarré avec 9 élèves dont trois handicapés moteurs", indique une note de présentation de l’établissement, ajoutant que depuis l’établissement accueille "plus de 70 enfants atteints de tous les types d’handicap".
 
Il compte aussi parmi ses pensionnaires "des enfants valides fils de personnes handicapées" a souligné Lamine Ngom, qui a fait des études supérieures en France.
 
"Nous attendons la présence des autorités à nos côtés pour l’inauguration du centre samedi matin au quartier Dalal Jam", a-t-il dit.
 
"Nous attendons aussi le soutien des autorités parce que si, avec les dons et les personnes ressources, nous arrivons à aider à l’éducation et à la prise des enfants, il risque de se poser la question du traitement du personnel d’encadrement", a relevé M. Ngom.
 
"L’objectif, c’est de donner la chance à des personnes vulnérables’’ afin qu’elles puissent accéder à "une éducation et une formation leur permettant de s’insérer dans la société’" a-t-il par ailleurs ajouté.
 
SD/BK