Des élèves des lycées de Saly et Mbour marchent pour de meilleures conditions d’études
APS
SENEGAL-EDUCATION-HUMEUR

Des élèves des lycées de Saly et Mbour marchent pour de meilleures conditions d’études

Mbour, 21 mars (APS) – Des élèves du lycée Demba Diop de Mbour et de Saly-Portudal (ouest) ont marché mercredi à travers différentes rues de la capitale de la Petite-Côte, pour réclamer de meilleures conditions d’études, a constaté l’APS.
 
Ces élèves qui ont marché jusqu’au siège de la première circonscription de l’Inspection départementale de l’éducation et de la formation (IEF1) de Mbour, disent avoir battu le macadam pour protester contre les nombreuses perturbations notées ces derniers temps dans le système éducatif sénégalais. 

"Nous avons voulu montrer aux gens combien le système éducatif est perturbé et que nous voulons que le président de la République, Macky Sall, nous aide à résoudre ce fléau", a expliqué un des porte-paroles des manifestants. 

Pour son camarade du lycée Demba Diop de Mbour, Babacar Kâne, avec l’école qui traverse des moments de crise faite de débrayages et autres grèves cycliques, étudier dans de bonnes conditions demeure impossible. 

"Nous sommes presque au mois d’avril et on n’a pas encore abordé les compositions du premier semestre. Ce que nous jugeons anormal, d’autant plus que notre avenir repose sur les études. Nous sommes laissés à nous-mêmes, sans qu’aucune évaluation de nos performances scolaires ne soient faite", a déploré le jeune potache. 

Recevant les élèves marcheurs, l’inspecteur départemental de l’éducation et de la formation, Mamadou Lamine Sakho, a d’abord salué leur sens des responsabilités en ayant choisi de venir protester au niveau de l’autorité en charge de l’éducation.

"J’ai pris bonne note de tout ce qui a été dit ici et immédiatement je vais m’en ouvrir aux autorités compétentes, en l’occurrence le préfet et l’inspection d’académie de Thiès pour transmettre vos doléances. Et je pense qu’elles seront entendues", a dit M. Sakho, selon qui la crise scolaire "fait mal à tout le monde". 

"Nous essayons de trouver une solution à cette crise ; ce n’est pas facile, mais avec l’aide de Dieu, elle sera très vite derrière nous. Tout le monde, jusqu’au plus haut niveau des autorités, une solution définitive est en train d’être cherchée, et le dialogue n’est pas rompu", a assuré Mamadou Lamine Sakho. 
 

ADE/MD