Le SG de la CNTS/Cheikh Diop préconise un Fonds pétrolier dédié au secteur éducatif
APS
SENEGAL-EDUCATION

Le SG de la CNTS/Cheikh Diop préconise un Fonds pétrolier dédié au secteur éducatif

Dakar, 6 oct (APS) - Le secrétaire général de la Confédération national des travailleurs du Sénégal-Forces du changement (CNTS/FC) Cheikh Diop a préconisé, vendredi, à Dakar, la mise en place d’un Fonds pétrolier pour le financement des secteurs sociaux comme l’éducation et la santé, en vue d’alléger les charges pesant sur les ménages.
 
"Il faut instaurer un Fonds pétrolier pour l’école en faisant en sorte que ces ressources naturelles, pétrole comme gaz, génèrent un fonds qui puisse venir en aide à l’éducation", a-t-il suggéré lors d’un panel sur le financement de l’éducation, dans le cadre de la Foire des innovations en éducation et formation.
 
"Ce que l’Etat n’est pas en mesure de faire tout de suite et maintenant, ce Fonds peut le faire pour accompagner l’Etat dans le développement de l’éducation pour tous’’, en vue d’arriver à "une école de qualité" et à une meilleure prise en charge des acteurs de ce secteur, a indiqué Cheikh Diop.
 
Le SG de la CNTS/FC relève que la mise en place de ce Fonds nécessite toutefois au préalable "un consensus autour de l’école pour une école de qualité", chaque acteur devant assumer "sa part de responsabilité aussi bien les enseignants, les parents d’élèves que l’Etat en premier lieu".
 
Il rappelle que "pendant longtemps, les secteurs sociaux au Sénégal ont été laissés en rade avec des bailleurs de fonds qui avaient imposé leur diktat pour que l’éducation et la santé ne soient pas financées". 
 
De même note-t-il que "les mécanismes sur lesquels reposent l’économie mondiale ne favorisent pas le financement des secteurs sociaux", raison pour laquelle "tous les acteurs doivent réfléchir en interne pour des financements domestiques".
 
Peu avant, le sociologue Babacar Mboup, inspecteur de l’enseignement, avait introduit les débats, regrettant qu’on ’’ne sent pas le peuple parler’’ dans le débat portant sur la façon d’allouer les ressources au secteur de l’éducation suivant la nomenclature budgétaire actuelle et selon un processus qui passe par l’Assemblée nationale.
 
Pour le sociologue, "il faut cibler de manière précise" un secteur comme "l’alimentation à l’école de manière gratuite, les fournitures, les tenues ou le transport des élèves. Cela pour alléger le fardeau porté par les ménages".
 
De cette manière, "il s’agit d’explorer des financements innovants avec des types de fonds souverains" alimentés par le secteur des télécommunications ou d’autres ressources tirées de l’exploitation de ressources minières.
 
Des mécanismes d’ingénierie financière peuvent ensuite être mis en place "pour réinvestir et augmenter" le capital initial acquis mais aussi prendre en charge "des besoins vitaux des populations" qui doivent sentir, à travers le secteur de l’éducation, les bénéfices tirés de l’exploitation de ces nouvelles richesses pétrolières et gazières notamment. 
 
"Le Fonds souverain doit assurer un minimum de bien-être pour les générations actuelles et futures", a fait valoir le sociologue.
 

ADL/BK