Vélingara : des puits modernes promis à Paroumba
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Vélingara : des puits modernes promis à Paroumba

Paroumba (Vélingara), 16 sept (APS) - Des partenaires ont promis de foncer des puits au profit des populations de Paroumba, en vue de leur permettre d’accéder à une eau de qualité et de pratiquer le maraîchage à grande échelle, a annoncé Hading Kandé, le maire de cette commune située dans le département de Vélingara (sud).

"Des partenaires nous ont promis des puits modernes. Avec ces puits modernes bien équipés, nos populations pourront s’investir dans le maraîchage et produire en grande quantité pour la consommation locale d’abord, mais aussi pour vendre au marché hebdomadaire sous régional de Diaobé à 50 km", a-t-il notamment indiqué.
 
Le maire de Paroumba s’entretenait avec l’APS, au terme d’une rencontre avec des partenaires de sa commune.

Ces derniers effectuaient une visite d’inspection et de prise de contact pour exposer leur projet aux autorités locales.
 
Située aux frontières avec la République de Guinée et la Guinée Bissau, la commune de Paroumba est dirigée par un ancien émigré revenu d’Espagne depuis quelques années. Elle compte plus de 16 000 habitants, répartis entre ses 33 villages.
 
Malgré l’importance de sa population, aucune des localités qui la composent n’est électrifiée, sans compter d’autres difficultés liées à l’enclavement de cette zone dépourvue de route goudronnée, tandis que le réseau téléphonique y est marqué par de fréquentes perturbations.
 
Seules deux pistes latéritiques d’une longueur de 40 km relient Paroumba à la route nationale numéro 6, qui va de Tambacounda à Ziguinchor en traversant les villes de Vélingara et de Kolda.
 
La commune dispose certes de 21 écoles élémentaires, de deux postes de santé et de cinq cases de santé, mais son seul lycée est encore logé dans l’enceinte du Collège d’enseignement moyen (CEM).
 
Selon le maire, faute de forages et d’un cours d’eau régulier, sa commune ne pourra compter que sur ces puits modernes bien équipés, surtout pour le maraîchage à grande échelle.
 
"Nos populations pourront d’abord avoir une eau de qualité, mais elles vont pouvoir aussi faire le maraîchage, beaucoup produire pour vendre au marché de Diaobé. Ce sera une source de revenus importante", a-t-il expliqué.
 
Il a aussi indiqué que l’Etat et ses partenaires ont promis aux populations de Paroumba, de mettre en place des lampadaires dans au moins quatre gros villages. 
 
Hading Kandé regrette la fermeture des frontières avec les deux pays voisins, la Guinée et la Guinée Bissau, pour des raisons liées au Covid-19, situation qui, selon lui, plombe toutes les activités de ses administrés.
 
"Ma commune partage des frontières avec la République de Guinée et la Guinée Bissau. Et nous sommes à 50 km de Diaobé, l’un des grands marchés hebdomadaires de la sous-région. Nos échanges réguliers, c’est avec nos voisins. Si ces frontières sont fermées, vous voyez combien nous souffrons", a-t-il fait savoir.
 
Il a indiqué que sa municipalité travaille pour une reprise rapide de toutes les activités avec les prochaines récoltes qui s’annoncent prometteuses si l’hivernage arrive à son terme.
 
"Nous sommes très pressés de reprendre nos activités. Avec peu de ressources, nos populations misent énormément sur l’agriculture et l’élevage. Si l’hivernage arrive à terme, nous allons rattraper beaucoup de temps perdu avec la Covid-19". En comptant en plus sur l’appui de l’Etat et des partenaires, "nous allons très vite reprendre la route", a-t-il soutenu.

SG/ASG/BK