Les précisions scientifiques d’un astronome sur le croissant lunaire
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Les précisions scientifiques d’un astronome sur le croissant lunaire

Dakar, 18 mai (APS) - Les précisions dans l’apparition du croissant lunaire se fondent sur notamment l’algorithme et le fractal, deux sciences qui permettent de "parler avec exactitude" des mouvements de la lune a soutenu l’astronome et généticien Abdoulaye Gaye.


"Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre un problème alors qu’un fractal est un objet mathématique, telle une courbe ou une surface dont la structure est invariante par changement d’échelle" a défini le docteur et écologiste qui s’entretenait mercredi avec l’APS.

"La précision du calcul algorithmique est de 4 secondes pour trente six ans, 8 secondes pour les 72 ans et 12 Secondes pour les 103 ans. Pour les mesures de distance de la lune, la précision est de 3 millimètres" a-t-il souligné.

"C’est la connaissance de ces deux sciences qui permet d’annoncer des éclipses qui se déroulent et de faire ces types de calculs" a fait observer l’astronome.

"Par contre, s’agissant de la distance de la lune qui nous intéresse en particulier, il y a une distance moyenne de 384 400 km. Les mesures qui sont toujours faites la nuit de la pleine lune, appelée ’leylatoul badr’ nous amenaient à une précision de 3 millimètres pour cette distance" a dit Dr Gaye, relevant que "c’est l’une des raisons qui justifie la date donnée".

Par ailleurs, l’astronome souligne la nécessité par rapport aux heures de démarrage du ramadan (Saour ou Kheud) et de rupture (Iftaar ou doog), d’adopter "les mêmes heures" en coupant le jeûne après le coucher du soleil.

"Dans la zone intertropicale, il y a des moments comme celui qui s’approche, vers le 21 juin (solstice d’été) dans certaines parties du monde, il y a des nuits entières et le soleil se fait absent au pôle sud ou débute l’hiver astral. Dans ce cas, on ne pourra pas se contenter de lever ou de coucher du soleil" estime Abdoulaye Gaye.

Selon lui, "il y a une adaptation qui devra se faire et il faudra jeûner au moins, un minimum de 14 heures c’est-à-dire, 2 heures de plus que la moitié de la journée".

En outre, l’astronome relève "le décompte devant se faire à la fin du ramadan et si on se trompe au début, alors se pose un problème sur le ’Leylatoul khadr". "

Abdoulaye Gaye ajoute que "cela entraîne alors des erreurs successives parce que quand on se trompe une fois sur la lune et que l’on ne veut pas se corriger, cela reste une suite logique".


 SBS/PON