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Un officiel préconise une "synergie des stratégies partagées" face à l’extrémisme violent

Dakar, 25 juin (APS) – La lutte contre l’extrémisme violent, pour être efficace, nécessite, au-delà des mesures classiques, une "synergie" des différentes stratégies développées et partagées, a soutenu, lundi, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mame Bada Cissé.
 
"Au-delà des mesures classiques, la plus grande réponse contre le terrorisme, c’est la synergie des stratégies partagées", a-t-il déclaré lors du séminaire post-forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Ce séminaire est placé sous le thème "Prévention et lutte contre l’extrémisme violent : quelles réponses des populations ?’’
 
Selon M. Cissé, cette rencontre qui s’inscrit dans le sillage du forum international de Dakar de novembre 2017, "concourt à enrichir la réflexion sur la perception des populations de l’extrémisme violent et des réponses sécuritaires, pour une reconnaissance de leur rôle en tant qu’acteurs réels impliqués".
 
A l’en croire, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, "exige, à côté de la réponse sécuritaire, d’autres formes d’actions complémentaires préconisées par le forum de Dakar, véritable référentiel dans cette lutte telles que la résilience et l’implication des populations concernées".
 
Introduisant un exposé sur le thème "Perceptions de l’extrémisme violent et réponses classiques par les populations", Ferhat Horchani, professeur agrégé de la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, a pour sa part relevé un "échec de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme".
 
Pour le Pr Horchani, "les groupes terroristes sont de plus en plus nombreux et diffus, avec des ambitions à la fois militaires, territoriales et politiques, suscitant une certaine attraction à l’égard d’un nombre important de jeunes à travers les frontières".
 
Le spécialiste de la question géopolitique a estimé que cette menace permanente exige de la part de la communauté internationale, "une autre lecture du phénomène de l’extrémisme violent".
 
L’objectif de cette lecture, a-t-il argumenté, est "d’éradiquer le mal dans sa racine à travers un projet culturel consistant à établir une stratégie préventive internationale, à élaborer des plans de protection et à mettre en place un système de renseignement qui s’appuie sur les nouvelles technologies".
 
Mais, le maillon le plus important dans cette lutte, c’est la population, a martelé l’universitaire tunisien, invitant les Etats concernés à l’intégrer davantage dans leurs différentes politiques et stratégies pour une meilleure efficacité des opérations de lutte contre l’extrémisme violent.

MK/ASB/ASG