Le SG de Caritas pour un cadre réglementaire de la migration
APS
SENEGAL-AFRIQUE-SOCIETE

Le SG de Caritas pour un cadre réglementaire de la migration

Dakar, 3 oct (APS) - Les Etats africains, de concert avec la société civile du continent, doivent travailler à mettre en place un cadre réglementaire qui rendrait effectif le droit des migrants à la mobilité, pour une meilleurs prise en charge de la problématique de la migration, a plaidé le secrétaire général de Caritas Sénégal, l’abbé Alphonse Seck.
 
"Nous avons constaté que malgré tout ce qui a été fait, il manque toujours un cadre réglementaire pour la migration", a-t-il fait observer à l’ouverture d’une réunion régionale du Réseau migration et développement de la société civile en Afrique (MADE/Afrique).
 
Les autorités africaines doivent "trouver des solutions a cette question de mobilité" des migrants, la migration représentant "un phénomène important avec des enjeux humains extraordinaires", a indiqué l’abbé Seck. 
 
Selon lui, aucun Etat ne peut ne peut seul prendre en charge cette problématique. "C’est par la convergence des actions que nous arriverons à bien poser ce problème", a dit le SG de Caritas Sénégal.
 
"La société civile africaine souhaite plus de considération à l’endroit des migrants" et plus de respect de leurs droits, parmi lesquels le droit à la mobilité et "plus spécifiquement la mobilité dans notre région africaine et ses sous-régions", a réaffirmé l’abbé Alphonse Seck.
 
Aussi les Etats et la société civile sont-ils appelés à avancer "sur la problématique du cadre réglementaire" de la migration, afin d’arriver à créer les conditions dans lesquelles la mobilité des migrants pourrait se faire "de manière harmonieuse", a-t-il dit.
 
La migration s’est désormais "imposée comme un fait majeur", constat qui a amené les organisations de la société civile à unir leurs forces "pour une plus grande considération des migrants", a fait valoir l’abbé Seck.
 
Il a déploré le fait que les Etats ne sont pas souvent soumis aux mêmes réglementations dans ce domaine, les cadres établis n’étant "pas suffisamment appliqués’’, s’ils existent.
 
"Dans ces cas, le rôle de la société civile est de faire en sorte que ces politiques soient définies et appliquées", a plaidé le secrétaire général de Caritas Sénégal.
 
SBS/BK