Tabaski : les marchés du département de Mbour ‘’correctement approvisionnés’’
APS
SENEGAL-TABASKI-CONSOMMATION

Tabaski : les marchés du département de Mbour ‘’correctement approvisionnés’’

Mbour, 17 juil (APS) – Les marchés du département de Mbour (ouest) sont ‘’correctement approvisionnés’’ en denrées stratégiques dont les stocks sont suffisants pour couvrir les besoins des consommateurs à l’occasion de la Tabaski’’, a assuré le chef du service départemental de commerce, Omar Sèye. 
 
‘’Vraiment, à l’approche de cette fête de Tabaski, je peux vous assurer que le marché est correctement approvisionné. Les relevés effectués récemment attestent d’un approvisionnement correct du marché en denrées stratégiques qui sont très prisées pendant cette période de fête, notamment la pomme de terre, l’oignon, le riz, le sucre, le sucre cristallisé, l’huile et tout ce qui est denrée stratégique’’, a-t-il expliqué dans un entretien avec l’APS.
 
Pour l’oignon et la pomme de terre, il salue l’initiative du ministère du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME) qui a permis une ‘’bonne disponibilité des stocks’’ dans le département de Mbour. Il précise que les prix varient entre 225 et 250 francs CFA le kilogramme pour l’oignon. Pour la pomme de terre, le kilogramme se négocie entre 275 et 300 francs CFA.
 
‘’Il y a une volonté de l’Etat de jouer un rôle sur l’autosuffisance alimentaire pour une disponibilité assez consistante des denrées de première nécessité en cette période de fête de Tabaski’’, a assuré M. Sèye.
 
Mais, il a reconnu que quelques tensions avaient été notées pour l’huile, avec une certaine hausse assez légère sur les prix. Il signale que concernant le bidon de 20 litres, le prix est passé de 21 000 à 22 000 francs CFA.
 
‘’Mais, pour ce produit, la situation se normalise et le prix se situe maintenant entre 16 000, 16 500, 17 000 ou 18 500 francs CFA. C’était dû à quelques tensions constatées sur le marché mondial. Par le biais des relevés de stocks que nous faisons régulièrement, nous arrivons toujours à contrôler les stocks disponibles au niveau des différents marchés’’, a-t-il poursuivi. 
 
Toutefois, des spéculations ont été constatées sur certains produits, notamment le gaz butane. Il informe que la bouteille de 6 kg, dont le prix est fixé à 2 990 francs CFA, est revendue entre 3000 et 3100 francs par certains commerçants. Des ‘’dérapages’’ de la part de ‘’commerçants véreux’’ sont par ailleurs notés pour la bouteille de 2 kg, qui coûte officiellement 1 360 francs CFA. 
 
Ce que le chef du service départemental de commerce juge ‘’inacceptable’’. Aussi appelle-t-il les consommateurs à dénoncer de telles pratiques.
 
Il assure qu’il n’y a aucun risque de pénurie, ni de rupture de stocks dans le département de Mbour. Il signale que sur instruction de la Direction du commerce intérieur, un dispositif de veille est mis en place pour s’assurer de l’approvisionnement correct en denrées stratégiques et du ‘’suivi rigoureux’’ des prix qui sont fixés par l’Etat. 
 
‘’Donc, pour ce qui concerne les prix qui sont fixés par l’Etat, notamment le gaz, le riz, l’huile, entre autres, nous sommes en train de faire des contrôles inopinés au niveau du commerce de gros et de détail pour faire respecter les prix fixés par l’Etat. A cet effet, je peux vous assurer que depuis le début du mois, on a eu à dresser plus d’une trentaine de procès-verbaux et, à cet effet, plus de deux millions de francs CFA ont été recouvrés’’, a révélé M. Sèye. 
 
Les commerçants qui sont des ‘’partenaires stratégiques’’ des services du commerce sont invités à collaborer pour permettre un approvisionnement correct du marché sans spéculations sur les prix. 
 
‘’Les grandes surfaces qui sont maintenant assez nombreuses dans le département, jouent aussi un rôle très important de régulateur, parce qu’il y a d’importants stocks disponibles à leur niveau avec des prix très importants’’, a-t-il souligné. 
 
Omar Sèye invite les consommateurs à être vigilants en cette période ‘’très favorable’’ pour certains commerçants qui en profitent pour mettre sur le marché des produits impropres à la consommation. 
 
‘’Malgré le dispositif de veille et de surveillance que nous avons mis en place, nous leur conseillons à faire preuve davantage de vigilance sur les produits à consommer. S’il y a un doute sur un quelconque produit, que le service du commerce soit informé pour qu’il joue son rôle de contrôle pour rétablir la situation’’, a suggéré Omar Sèye.

ADE/ASG