Tabaski : Pas encore le grand rush au point de vente de moutons du stade Léopold Sédar Senghor
APS
SENEGAL-RELIGION-SOCIETE

Tabaski : Pas encore le grand rush au point de vente de moutons du stade Léopold Sédar Senghor

Dakar, 16 août (APS) - L’arrivée au compte-gouttes des clients au point de vente sis au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar n’augure rien de bon chez les vendeurs de mouton qui, tout en espérant une "grande affluence" à trois jours de la fête de l’Aid el-Adha, pointent néanmoins du doigt "la cherté de l’aliment de bétail".
 
"Nous n’avons pas de problème de sécurité et d’eau pour le bétail sur ce site parce que comme vous l’avez vu trois bornes fontaines y sont installées et les éléments de la police viennent d’arriver" a dit à l’APS le président du comité de gestion du point de vente ouvert au stade Léopold Sédar Senghor.

Serigne Cissé indique que "les vendeurs de moutons n’attendent maintenant que les clients pour écouler leurs bêtes", ajoutant que le seul hic est "la cherté de l’aliment de bétail". Il laisse entendre également que "l’insécurité fait beaucoup de personnes préfèrent attendre la veille de la Tabaski pour acheter leur mouton". 
 
Pour lui, "c’est compréhensible que les clients attendent le dernier moment pour venir car cela leur épargne des dépenses supplémentaires liées à l’achat d’aliment de bétail". 
 
"L’aliment de bétail subventionné par l’Etat n’est pas encore arrivé. Le sac de foin s’échange entre 8000 à 8500 FCFA et le sac de fourrage des graines céréalières coûtent 10500 FCFA" a soutenu Serigne Cissé.



La même réflexion sur la cherté de l’aliment est faite par Youssou Coulibaly, le président des vendeurs de moutons au marché HLM 5 qui soutient que "le sac de foin qui coûte actuellement 10.000 FCFA n’arrange pas les choses".


 


Youssou Coulibaly qui salue la mise à disposition de l’électricité et de l’eau par la mairie sur le point de vente informe que ses bêtes cédées à des prix compris entre 75.000 et 1.000.000 FCFA trouvent preneurs


 

 
Trouvé à l’intérieur de l’enclos de ses moutons, Samba Ba, un autre vendeur, embouche la même trompette, soulignant que "les clients arrivent petit à petit mais il n’y a pas encore une grande affluence". 
 
Toutefois Ba se dit optimiste et espère que "les clients viendront en masse pour acheter leurs moutons". Il est par contre dubitatif quant à un quelconque "surplus de moutons sur le marché parce que les éleveurs des pays voisins, informés de la cherté de l’aliment de bétail, vont hésiter à rallier le Sénégal". 
 
Parce que, selon Samba Ba, "la cherté de l’aliment de bétail peut bel et bien influer sur le prix des moutons et l’approvisionnement du marché en moutons". 
 
"Nous ne sommes pas rassurés pour le moment parce qu’avec toutes les dépenses qu’on a effectuées pour venir à Dakar si nous ne parvenons pas à vendre nos moutons ce serait une énorme perte" a, de son côté, indiqué ce vendeur en provenance de Dahra qui espère toutefois qu’une telle situation "change avant la Tabaski !".
 
"Les prix du mouton ne sont pas fixes tout dépend du choix du client et de ses moyens financiers parce que les vendeurs de moutons veulent aussi faire des bénéfices", a-t-il souligné.
 
En compagnie de sa femme, Boubacar Sèye juge le "prix des moutons abordables".
 
A l’en croire, "chacun peut trouver ici le bélier de son choix parce que les vendeurs de moutons ont compris que cela ne sert à rien d’augmenter les prix au point de faire fuir les clients". 
 
"Moi, J’ai la chance de tomber sur celui qui m’a vendu l’année dernière mon mouton de Tabaski c’est pourquoi ça été beaucoup plus facile pour moi. Il m’a vendu ce bélier à un bon prix", a-t-il ajouté, refusant de révéler le prix.

DS/VS/SBS/PON