Sécurité alimentaire : une vingtaine de projets et programmes en cours dans la région de Tambacounda
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Sécurité alimentaire : une vingtaine de projets et programmes en cours dans la région de Tambacounda

Tambacounda, 9 août (APS) - Une vingtaine de projets et programmes de sécurité alimentaire et de nutrition interviennent dans la région de Tambacounda (est), a noté, mardi, Ali Mohamed Camara, secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (CNSA).
 
La cartographie des projets et programmes de sécurité alimentaire et de nutrition réalisée sur la période du 21 au 28 mars derniers et présentée lors d’un atelier de restitution à la gouvernance de Tambacounda, a mis en évidence l’existence de 212 projets et programmes de sécurité alimentaire et de nutrition recensés dans le pays, dont 14 dans la région de Tambacounda. 
 
Un chiffre qui devrait atteindre en réalité la vingtaine, puisque des représentants de projets et programmes omis se sont signalés pour être ajoutés au répertoire. 
 
Cet atelier de restitution s’inscrit dans le souci du Secrétariat exécutif du CNSA (SECNSA) de faire connaître cette institution auprès des acteurs régionaux et départementaux, mais aussi dans sa dynamique de déconcentration des activités du CNSA, a dit M. Camara. 
 
La nécessité de redynamiser les comités régionaux de sécurité alimentaire, s’explique selon lui par le besoin de remédier à l’existence de "pertes ou manipulation de données qui finissent par biaiser les données et l’analyse". 
 
Cette cartographie qui concerne les projets et programme en cours en 2016, vise à aider à une meilleure lisibilité des interventions et à amener les intervenants à éviter des doublons, mais aussi à aider l’autorité à savoir qui fait quoi dans quelle zone avec quels moyens et pourquoi. 
 
Il est aussi prévu un suivi, pour se rendre compte du degré d’efficacité du projet et programme, ainsi que son impact sur les populations et le bétail. 
 
Le responsable de la Cellule d’étude et de planification des projets et programmes du SECNSA, Ibrahima Ndiaye, a en outre présenté d’autres outils de travail du SECNSA, dont le Système de gestion de l’information (SGI). 
 
Ce SGI vise à identifier les différents intervenants, leurs interventions, les budgets alloués à leurs activités. De même, un système de suivi évaluation a été élaboré pour vérifier la pertinence des projets, leurs effet sur les populations bénéficiaires. 
 
Il s’agit d’un tableau de bord pour assurer sur la base d’indicateurs, le suivi-évaluation des projets et programmes intervenant dans la sécurité alimentaire. 
 
Ali Mohamed Camara a noté que l’idée de ce suivi-évaluation est de procéder à des "remédiassions plutôt qu’à des sanctions". 
 
Les ONG sont importantes dans le système d’appui à l’Etat, mais il va falloir revoir leur orientation ainsi que leur répartition géographique, a-t-il relevé, soulignant le droit de regard de l’Etat sur l’action de ces ONG, afin qu’elle cadre avec sa vision politique. 
 
Certaines ONG internationales qui ont tenté de déroger à cette règle en agissant sans tenir compte de l’autorité des démembrements de l’Etat, ont été rappelées à l’ordre, a-t-il dit.
 
Dans sa stratégie de communication, le SECNSA a signé des conventions avec une quarantaine de radios communautaires à travers le pays. 
 
De l’avis de l’adjointe au gouverneur Awa Ndiaye Diop, cette cartographie permet de "rationaliser les interventions". "On a besoin en tant qu’autorités administratives de savoir qui fait quoi, quand, pour pouvoir orienter les nouveaux intervenants vers d’autres zones", a-t-elle dit. 
 
La mise au point de ces différents outils ne s’est pas faite sans contraintes, ont relevé des membres de la délégation. M. Camara a déploré comme principale difficulté de l’institution, son "faible budget" de 250 millions, lequel a été amputé de 40 millions, alors qu’il emploie 144 agents.
 

ADI/BK