Saint-Louis : universitaires et partenaires au chevet du projet
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Saint-Louis : universitaires et partenaires au chevet du projet "DAfrALI"

Saint-Louis, 17 oct (APS) - Un atelier national de partage consacré à la mise en œuvre du projet "DAfrALI", qui concerne la sûreté des aliments et la sécurité alimentaire, s’est ouvert mercredi à Saint-Louis, en présence de représentants du Maroc et de la République démocratique du Congo.

Le projet DAfrAli (Défis sociétaux et gouvernance des universités africaines : le cas des aliments au Maroc, en République démocratique du Congo et au Sénégal), vise à renforcer la sûreté et la sécurité des aliments dans les pays concernés, en rapport avec la gouvernance des universités africaines par rapport aux "défis sociétaux majeurs".
 
Il porte également sur la problématique de la diversité des ressources agricoles et des aliments issus des ressources agricoles locales, a souligné le recteur de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, le professeur Ousmane Thiaré.
 
Selon lui, 17 établissements d’enseignement supérieur et centres de recherche, répartis dans 4 pays de l’Union européenne et 3 pays d’Afrique, participent à la mise en œuvre du projet "DAfrALI", en vue de contribuer au renforcement de la situation alimentaire et nutritionnelle de ces pays cibles.
 
Il s’agit à terme de contribuer à renforcer la compétitivité des produits transformés locaux pour la transformation des capacités de création de richesse, a indiqué M. Thiaré.
 
A en croire le professeur Thiaré, la participation des deux universités publiques sénégalaises - l’UGB et l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar - "témoigne de l’engagement de ces institutions locales pour le développement des sciences, technologies et innovations susceptibles d’impulser les transformations requises dans les secteurs agricole et industriel pour une situation alimentaire et nutritionnelle plus reluisante, ainsi qu’une croissance économique plus soutenue et durable".
 
Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie et du plan d’action de ce projet, l’UCAD et l’UGB "vont mettre en synergie leurs compétences dans les domaines de la production agricole et de la qualité des denrées alimentaires", a-t-il indiqué.
 
Il a aussi cité la législation alimentaire, la dissémination de technologies, la communication, le marketing et la distribution des denrées alimentaires, ainsi que "l’utilisation optimale" des denrées alimentaires.
 
Le recteur de l’UGB estime que les universités et autres établissements d’enseignement supérieur doivent davantage s’ouvrir à la société et aux entreprises pour "accélérer les changements de comportement et des innovations contribuant fortement à l’amélioration du bien-être et de la croissance économique’".
 
Dans ce cadre, le projet ’’DAfrALI’’, financé par l’Union européenne, vise à renforcer les capacités des établissements d’enseignement supérieur (EES), en terme de gouvernance et de stratégie, mais aussi en matière de sûreté des aliments et de sécurité alimentaire, souligne son coordonnateur, Michel Bakar Diop.
 
Il ajoute que le projet permettra de mobiliser des ressources afin de répondre aux "défis sociétaux majeurs dans le cadre d’une synergie des actions avec les parties prenantes externes", dont les ONG, les entreprises et les autorités publiques, pour répondre au défi de la sécurité alimentaire et des aliments.
 
Outre des représentants de l’UCAD, cet atelier de partage prévu pour se poursuivre jusqu’au 19 octobre prochain, a enregistré la participation de responsables de l’Union européenne, des universités de Lorraine (France), Liège (Belgique) et Catane (Italie), entre autres partenaires de l’UGB dans la mise en œuvre de ce projet.


BD/BK/ASG