Pour l’affectation d’archivistes dans des services administratifs de Diourbel
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SENEGAL-SOCIETE

Pour l’affectation d’archivistes dans des services administratifs de Diourbel

Diourbel, 8 juin (APS) - Le chef du bureau de l’état civil de Diourbel (centre), Bassirou Thiam, a souligné la nécessité d’affecter un archiviste professionnel dans ce service afin de mieux gérer les documents qui y sont conservés.
 
"Je l’avais souligné au maire, il nous faut un archiviste de formation. Si on a un archiviste de formation, je pense qu’il n’y aura plus de problème. Diourbel n’a jamais eu d’archiviste de formation", a-t-il dit.
 
Le chef du bureau de l’état civil de Diourbel s’entretenait avec des journalistes à l’issue d’une visite de presse dans ce service à la veille de la célébration de la Journée mondiale des archives (JIA).
           
"On travaille dans des conditions très difficiles. Les registres sont tellement détériorés et ceux de 1949 à 1973 ne sont plus disponibles", a déploré le chef de bureau de l’état civil de Diourbel dont la création remonte à 1915.
 
A l’image de beaucoup de centres d’état civil du pays, celui de Diourbel s’est lancé dans un processus de numérisation permettant de sauvegarder des données et autres documents d’état civil. 
 
"Nous sommes dans le processus d’informatisation des archives de l’état civil. Nous avons récemment reçu une équipe technique venue de Dakar. Ils ont déjà installé les câbles, il ne reste que les machines pour pouvoir démarrer avec un logiciel déjà installé", a informé M. Thiam.
 
 En attendant une information complète des archives, il faut des 
armoires, des locaux avec climatisation, pour mieux conserver les actes de mariage, de naissance et de décès, a-t-il suggéré.
 
Les difficultés de conservation des données et autres documents administratifs sont également notées à la gouvernance qui n’est pas encore dotée de locaux adéquats et d’archiviste de formation.
 
"Nous avons des locaux pour la conservation des archives. Souvent, la difficulté c’est l’humidité, la poussière, les termites etc. mais nous ne l’avons pas à la gouvernance. Il nous faut un archiviste de formation", a réagi, Mouhamadou Moustapha Ndao, gouverneur de la région de Diourbel.
 
Il a promis d’entrer en contact avec l’administration, notamment les services chargés de la gestion des archives afin d’avoir l’intervention ponctuelle d’une personne pour pouvoir gérer la situation.
 
"C’est un métier qu’on n’apprend pas sur le tas. C’est quelque chose de professionnel et on aimerait bien l’avoir pour pouvoir gérer tout cela", a insisté le chef de l’exécutif régional.
 


FD/AKS/BK