Plaidoyer pour l’avènement d’une
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SENEGAL-ELEVAGE-PERSPECTIVES

Plaidoyer pour l’avènement d’une "industrie du cheval à part entière"

Dakar, 30 jan (APS) - Le directeur du développement des équidés au ministère de l’Elevage et des Productions animales, Bassirou Fall, a plaidé, lundi, à Dakar, pour l’avènement d’une industrie du cheval "à part entière".
 
Cette perspective passe par "l’accroissement des ressources en faveur de la filière équine’’, ce qui contribuerait à augmenter "la part contributive des équidés dans l’économie nationale", a-t-il dit à l’ouverture d’une rencontre d’information sur le bien-être des équidés.
 
"Si nous arrivons à faire du secteur des équidés une industrie à part entière capable de générer des emplois et des revenus, nous sommes persuadés que la part contributive du cheval dans l’économie national va s’accroître considérablement", a indiqué M. Fall au cours de cette rencontre tenue au souligné de l’Institut Sénégalais de Recherches agricoles (ISRA).
 
"Il nous faut instaurer une synergie hippique entre les différentes composantes de la filière puisque, c’est à travers ce mécanisme que l’émergence du monde rural se fera à coup sûr", a-t-il dit.
 
Si l’on en croit le directeur du développement des équidés, "le cheval est un gisement d’activités et de main d’œuvre". Il a cité l’exemple de la France où "il y a 180 000 emplois générés par le secteur du cheval avec un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros chaque année".
 
Au Sénégal, une étude est en train d’être menée avec des chercheurs pour évaluer la contribution des équidés dans l’économie nationale, a-t-elle annoncé.
 
Les résultats de ce travail permettront selon lui de "mieux porter le plaidoyer en faveur de l’accroissement du budget alloué au développement des équidés au Sénégal". 
 
"Les équidés sont les parents pauvres des politiques initiés par le ministère de l’Elevage. Sur un budget de 22 milliards, l’enveloppe allouée au développement du secteur équine ne dépasse pas 200 millions de francs CFA, en dehors de l’aspect sanitaire", a relevé M. Fall.
 
Pour en faire "un véritable secteur de développement pourvoyeur d’emplois et générateur de revenus substantiels, il faut accroître les investissements dans les infrastructures hippiques, les formations, la mise en place d’un élevage performant. Sans argent point de développement du cheval", a-t-il indiqué.
 
L’atelier qui se poursuit jusqu’à mercredi, porte sur la vulgarisation des dispositions du nouvel arrêté ministériel sur le transport hippomobile, signé en décembre 2016, mais aussi sur les techniques d’élevage à l’intentions des chefs des services régionaux et des inspecteurs régionaux des services vétérinaires.
 
 
 
 

ADL/BK