Paris va travailler avec Dakar sur un nouveau contrat de la destination Casamance (ambassadeur)
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Paris va travailler avec Dakar sur un nouveau contrat de la destination Casamance (ambassadeur)

Ziguinchor, 1er mars (APS) – Les autorités françaises vont recevoir, courant mars, à Paris, le ministre sénégalais du Tourisme pour travailler sur un nouveau contrat de la destination Casamance, a annoncé jeudi, à Ziguinchor, l’ambassadeur de France au Sénégal Christophe Bigot.
 
"Les zones touristiques de la Casamance ne sont nullement déconseillées par la France. La Casamance reste un enjeu touristique majeur. Les principaux axes sont sécurisés malgré les récents évènements (Tueries de Boffa)", a notamment dit M. Bigot interpellé sur la situation sécuritaire de la Casamance.
 
Il s’exprimait au cours d’un point de presse à la suite d’une visite de sites dans le cadre du déminage en Casamance en compagnie de plusieurs acteurs dont les représentants de l’ONG Humanité et Inclusion (HI, ex Handicap International), les responsables du Centre national d’action antimines au Sénégal (CNAMS) et des représentants de la société civile.
 
"Le ministre en charge du Tourisme au Sénégal va se rendre en France au courant de ce mois de mars pour travailler sur le contrat de destination Casamance", a annoncé le diplomate français en insistant sur les potentialités touristiques de la zone sud du pays.
 
"La Casamance dispose d’un paysage beau fait de tourisme balnéaire avec d’excellents enjeux environnementaux, une riche culture locale, un véritable patrimoine et des opportunités énormes qu’il faudrait saisir", a listé Christophe Bigot.

Il cité les sites touristiques de Cap-Skrring, d’Abéné, de Kaffountine et tant d’autres sites "magnifiques de la Casamance qui devraient être mis en valeur". 
 
Au cours de son séjour à Ziguinchor, l’ambassadeur de France au Sénégal va rencontrer les autorités administratives pour faire une "analyse approfondie de la situation sécuritaire" en Casamance.

Il va ensuite rencontrer les opérateurs touristiques et les propriétaires d’hôtels et de restaurants en vue de "continuer la politique de développement du tourisme".
 
"La Casamance n’est pas dans la zone rouge. Nous conseillons juste aux Français d’éviter de circuler la nuit dans certains endroits, de se rendre dans des zones minées ou confrontées à des difficultés liées au conflit. La Casamance reste une zone sûre malgré les récents évènements (avec la tuerie de Boffa)", a-t-il poursuivi.
 

MTN/OID/ASB