Nutrition : des acteurs plaident l’allocation de plus de ressources
APS
SENEGAL-SANTE-NUTRITION

Nutrition : des acteurs plaident l’allocation de plus de ressources



Saly-Portudal (Mbour), 10 août (APS) – Des acteurs de la société civile sénégalaise engagés dans la lute contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire ont appelé, mardi, à une allocation plus conséquente de ressources au secteur de la nutrition pour une meilleure prise en charge de cette problématique qui crée au Sénégal, un retard de croissance de 20,3%.



Ces acteurs invitent l’Etat du Sénégal à prendre des engagements politiques favorables au renforcement de la nutrition à l’horizon 2017 et à maintenir voire dépasser son engagement d’augmenter, d’au moins 2,8 milliards de francs CFA le financement dédié à la nutrition d’ici cette date.


Regroupés au sein de la plateforme des organisations de la société civile "Sun Sénégal" sur l’analyse et le suivi budgétaire des politiques publiques de nutrition, ces acteurs se sont retrouvés à Saly-Portudal (Mbour, ouest) dans le cadre d’un atelier de formation sur la question.


Cette formation de trois jours (du 9 au 11) entre dans le cadre du projet "Actions de plaidoyer et d’engagement des décideurs en faveur de la nutrition au Sénégal", organisée en partenariat avec les ONG "Démocratie, droits humain et développement local" (3D) et "Eau-vie-environnement", avec le soutien financier de "Newventure fund".


"Même si au plan national nous sommes à des niveaux soutenables et gérables, les disparités dans certaines régions et certains départements font qu’aujourd’hui, il est nécessaire que la communauté nationale se mobilise pour venir à bout ce phénomène", a dit Seydou Ndiaye, coordonnateur national de la plateforme.


"Au-delà des questions de santé publique, pose des problèmes de développement humain. Ce qui signifie concrètement qu’un enfant sur cinq ne grandit pas correctement au Sénégal, parce qu’il ne mange pas bien. Cet enfant ne pourra pas apprendre correctement et ne peut pas être en bonne santé", a déploré M. Ndiaye.


Cela pose également, selon lui, des problèmes quant à l’avenir de cette génération d’enfants malnutris. "Et même si l’on en juge au classement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Sénégal fait partie des pays qui sont dans une situation alarmante", a fait remarquer Seydou Ndiaye.


Le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé a expliqué que la mise en place de cette plateforme est une réponse à l’émiettement de la société civile. "L’ère des destinées singulières est révolue et nul ne peut et ne doit faire cavalier seul face aux défis qui nous interpellent et à la pugnacité des problèmes", a-t-il affirmé.


 ADE/PON