Moustapha Guirassy interpelle les pouvoirs publics sur
APS
SENEGAL-HYDRAULIQUE

Moustapha Guirassy interpelle les pouvoirs publics sur "la pénurie d’eau à Kedougou".

Dakar, 20 mars (APS) - Le député Moustapha Guirassy a invité mardi à Dakar les pouvoirs publics à apporter des solutions à "la pénurie d’eau à Kédougou", une commune du sud-est du Sénégal dont il fut le maire.

 "Au nom de la cohésion sociale, la Constitution sénégalaise et de votre devoir de préservation de la dignité humaine et des vies, je vous interpelle solennellement : Kédougou ne mérite pas de vivre plus longtemps ainsi privé d’eau courante et potable", a dit Moustapha Guirassy.
 
Il tenait un point de presse sur "la pénurie d’eau à Kédougou", histoire d’attirer l’attention des plus hautes autorités du Sénégal sur ce problème.
 
Selon M. Guirassy, originaire de Kédougou, "au moment où est chanté au peuple sénégalais, tous les jours, la litanie des exploits et des vertus du PSE, plus de 95% de la région de Kédougou stagne dans une pénurie d’eau courante et potable, inacceptable dans notre pays au 21e siècle". 
 
Le député estime que "l’inacceptable, c’est surtout l’indifférence affichée des autorités publiques face à ce lancinant problème qui assaille régulièrement les populations de cette région depuis quelques année déjà’’. 
 
"Un pays qui postule à l’émergence à l’horizon 2035 ne peut pas se permettre le luxe d’être confronté à des problèmes aussi durables pour ce qui est de l’accès à des services de base, dont la puissance publique a l’obligation d’assurer la disponibilité en qualité en moindre coût pour tous", a-t-il insisté.
 
"Chaque jour, ce sont des milliers de nourrissons qui en pâtissent, des milliers de Kédovins qui coltinent toutes sortes de maladies, des élèves qui arrêtent l’école pour aider les parents à trouver l’eau", a déclaré Moustapha Guirassy. 
 
Il s’est interrogé, dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye : "Comment peut-on parler de développement, d’émergence de paix et de cohésion nationale dans un contexte où le minimum vital que l’Etat doit assurer est absent, avec toutes les conséquences que cette pénurie entraine ?"
 
Il n’a pas écarté "une série de mesures de protestation’’, si rien n’est fait, à savoir signature d’une pétition nationale, marche pacifique devant la gouvernance et boycott du paiement des factures d’eau "jusqu’à nouvel ordre". 
 
"L’eau est la ressource la plus importante pour l’humanité, c’est la condition de toute vie sur notre plantée, un facteur de croissance ou de limitation de tout développement social, technologique, une source possible de bien-être ou de misère, de coopération ou de conflit", a-t-il conclu.
 
 

DS/BK