Mboyo : les périmètres rizicoles envahis par les eaux du fleuve (habitant)
APS
SENEGAL-INTEMPERIES

Mboyo : les périmètres rizicoles envahis par les eaux du fleuve (habitant)

Saint-Louis, 7 oct (APS) - Des périmètres évalués à plusieurs hectares ont été envahis par les eaux à Mboyo, un village de la commune de Guédé-Village, dans le département de Podor, au nord du Sénégal, a appris l’APS.

"Plusieurs hectares de riz en maturité sont envahis par les eaux, suite aux conséquences du débordement’’ de deux cours d’eau de la zone, le Gayo et le Doué, des défluents du fleuve Sénégal, a renseigné El Hadj Guèye Diagne, directeur de l’école de Mboyo, village dont il est originaire.
 
Les habitants de Mboyo se sont réveillés dimanche "vers les coups de 6 heures 30 du matin, surpris du débordement du fleuve, mais rapidement les jeunes et les hommes se sont mobilisés pour freiner les dégâts", a-t-il rapporté dans un entretien avec l’APS.
 
Les maisons avaient été épargnées par les eaux, mais par contre les périmètres rizicoles "sont complètement envahis par les eaux du fleuve, d’où l’urgence d’une rapide intervention des autorités, pour éviter le pire et la catastrophe", a-t-il indiqué.
 
Selon lui, une bretelle de 17 km se trouve menacée par les eaux, ainsi que la digue de protection dont "une partie a cédé", ce qui fait que plusieurs hectares de riz ont été endommagés.
 
"Depuis la semaine dernière, le rapport de l’OMVS’’, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal "démontre que la cote d’alerte est dépassée à Podor et qu’aujourd’hui, elle est à 5,7 mètres", souligne-t-il. 
 
Le chef de village, mis au courant de cette situation, "est en train d’informer les services de secours, mais en attendant, les populations sont à pied d’œuvre pour prendre’’ les choses en main, a-t-il indiqué.
 
Il a lancé "un appel solennel" aux pouvoirs publics, au nom des populations de l’axe Diatar/Alwar, Donaye Walo, Mboyo, Diama Alwaly, Korkadié et Moundouwaye, pour "des solutions durables à cette situation", soulignant que "chaque année ces villages échappent de justesse à l’effondrement pour cause d’inondations".
 
Or, fait-il valoir, cette partie du Sénégal est une zone à "forte valeur agricole, avec des milliers d’hectares qui sont emblavés en riz et d’autres cultures horticoles et autres spéculations, d’où la nécessité d’une intervention d’urgence pour sauver les cultures".

BD/BK/ASG