Mansour Elimane Kane annonce des
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SENEGAL-TRANSPORT-SANCTIONS

Mansour Elimane Kane annonce des "sanctions coercitives" contre les chauffeurs fautifs


Kaffrine, 27 jan (APS)- Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane a annoncé, vendredi à Kaffrine, que des "sanctions coercitives" seront prises contre les conducteurs récalcitrants au code de la route.


"Il faut qu’on renforce la formation, le contrôle et prendre des sanctions coercitives pour les récalcitrants au code de la route", a dit le ministre qui était en visite aux familles éplorées suite à l’accident tragique survenu ce jeudi au village de Mbadianéne.


La violente collision entre camion-citerne et un minicar de transport en commun, près du village de Mbadianène (Malem Hodar), a fait 17 morts et 12 blessés.


"Arrivé au point d’impact, tout le monde peut voir que la route est très bonne. Tout le monde peut voir que la visibilité est au-delà d’un kilomètre. Les signalisations aussi bien horizontales que verticales sont là au point d’impact", a fait remarquer Mansour Elimane Kane accompagné du gouverneur Guedj Diouf, d’autorités locales et d’élus.


"Donc la cause fondamentale de cet accident tragique, c’est un comportement humain qui commence d’abord par le non respect du code de la route" a dit M. Kane, ajoutant avoir été informé que le minicar avait à bord 29 passagers au lieu des 19 réglementaires.


"Le code de la route n’est pas à deux vitesses. Il n’y a pas un code de la route longue ou un code de la route à courte distance. La preuve, ces passagers n’ont même fait 10 kilomètres avant le choc", a soutenu M. Kane.


"Le minicar voulait dépasser un taxi. Mais pour dépasser, il y a des pré-requis. C’est une question de formation. Le code de la route n’a pas été respecté. Probablement le chauffeur n’avait pas la formation et ça a conduit à ce drame", a-t-il déploré, appelant au respect du code de la route.


Selon Mansour Elimane Kane, "le métier de chauffeur ce n’est pas une profession où on se lève et on le devient. Un chauffeur doit passer par les écoles de formation comme tous les autres métiers".


"Nous allons renforcer cet aspect de formation pour que dorénavant les permis de conduire ne soient délivrés qu’à des gens qui ont subi une formation car pour avoir des réflexes il faut passer par l’auto-école", a-t-il dit.


Selon le ministre, l’Etat du Sénégal a désormais décidé de renforcer le contrôle des véhicules, renforcer le contrôle sur la route et renforcer le contrôle des chauffeurs dans leur aptitude à conduire.


"Nous n’allons plus laisser les gens avoir un permis pendant 15 ans sans retourner pour voir le code de la route . Nous allons renforcer cette formation pour éviter des drames de ce genre", a-t-il poursuivi.


"Il faut des sanctions mais des sanctions dissuasives. Il les faut pour dissuader les conducteurs à prendre certains risques tel ce risque de dire je ne vais pas très loin donc je peux surcharger", a souligné le ministre.



MNF/PON