Louga : 10 ans de travaux forcés requis contre de présumés cambrioleurs
APS
SENEGAL-JUSTICE

Louga : 10 ans de travaux forcés requis contre de présumés cambrioleurs

Louga, 19 oct (APS) - Le procureur de la République a requis, mardi, une peine de 10 ans de travaux forcés contre trois individus jugés par la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Louga pour vol en réunion commis la nuit avec effraction et usage d’un véhicule.
 
Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 9 novembre.
 
Au cours du mois de février, beaucoup de localités de la commune de Keur Momar Sarr sont la cible d’un groupe de malfaiteurs qui défonçaient les portes des magasins, dérobant des marchandises avant de prendre la fuite à bord d’une moto.
 
Un mois aprés, la gendarmerie informée d’un cambriolage d’un magasin à Keur Ibra Binta, dans la commune de Keur Momar Sarr, se rend sur les lieux.

Les gendarmes suivent les traces de pneus de la moto qui aurait permis aux cambrioleurs de prendre la fuite. La piste les mènera jusqu’au village de Maka Mbodienne où sera retrouvée la moto utilisés par les cambrioleurs.
 
Interrogé, un chef de famille a avoué que la moto appartient à Mambodj Mbodj signalé comme le chef de la bande qui sévit dans les communes de Mpal, Ross-Bétio, Diama, Sakal, Ngnith et Keur Momar Sarr. Mais le suspect avait déjà pris la fuite avec son acolyte Abou Sow.
 
Au bout de quelques heures de recherches, Mambodj Mbodj sera retrouvé. L’autre suspect, introuvable, aurait oublié lors de sa fuite son sac à dos contenant une grande partie du butin dérobé.
 
Mambodj Mbodj a dénoncé son ami, Abou Sow comme étant à l’origine du cambriolage. Ce dernier sera interpellé plus tard.

Après retraçage des appels ayant été émis sur le téléphone de Mambodj Mbodj, un troisième individu du nom de Daouda Sow est arrêté.
 
Au cours de l’audience, Mambdoj Mbodj a nié les faits, accusant Abou Sow et Daouda Sow comme étant les auteurs du vol.
 
Pour le procureur, au vu des preuves et de l’enquête, le vol en réunion n’est pas discutable de même que l’usage de moyen de locomotion. Il a requis une peine de 10 ans de travaux forcés.
 
L’avocat de Daouda Sow a plaidé la relaxe de son client, estimant que les appels téléphoniques qu’il a reçus ne sont pas proches des dates des cambriolages et qu’il n’y a pas eu d’appels ni à la vieille ni après les faits.
 
Pour l’avocat d’Abou Sow, les affaires (documents d’état-civil, paquet de bonbon, radio mp3, vieille montre) retrouvées dans le sac à dos de son client n’ont rien à avoir avec le matériel dérobé dans le magasin.
 
Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 9 novembre. 

SK/OID