Les droits des femmes au menu du 27e sommet de l’Union africaine
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AFRIQUE-POLITIQUE-SOCIETE

Les droits des femmes au menu du 27e sommet de l’Union africaine

De l’envoyé spécial de l’APS : Ousmane Ibrahima Dia 

Kigali, 15 juil (APS) - Les droits de l’homme, ceux de la gent féminine en particulier, seront au menu des échanges de la 27e session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), prévue ce week-end à Kigali, la capitale rwandaise.

 
Le président Paul Kagamé, hôte du Sommet, a reçu le prix "Gender champions Award’’ décerné par l’African Women Movement qui entend ainsi récompenser la politique de promotion de la femme mise en œuvre par les autorités rwandaises. 
 
Le chef de l’Etat rwandais a reçu cette distinction dans le cadre de la 3ème Rencontre du Groupe de Haut niveau de l’Union africaine (UA) sur l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes. 
 
Cette réunion de deux jours a eu pour thème "Les contributions du Protocole de Maputo relatif aux droits des femmes dans la transformation des rôles traditionnels des deux sexes en Afrique : bilan, possibilités et responsabilité". 
 
La rencontre a regroupé des délégués de 15 pays africains dont des ministres du Genre et de l’Action sociale, des chercheurs, représentants des institutions gouvernementales, de la Société civile, des organisations partenaires et du secteur privé. 
 
Le Rwanda développe depuis plusieurs années une politique de promotion des femmes qui lui a valu la première place africaine et la 6e mondiale, selon le classement du Global Gender Index. 
 
Les femmes occupent 50% des postes ministériels et constituent 62% des effectifs du parlement rwandais. 
 
Plus précisément, le thème retenu pour le 27e sommet de l’UA est "2016, année africaine des droits de l’homme avec un focus particulier sur les droits des femmes". 
 
Le sujet a fait l’objet d’un échange lors du 8e pré-sommet de l’UA organisé du 17 au 21 janvier à Addis-Abeba. Cette rencontre était organisée par la Commission de l’UA, la Campagne "Priorité au genre" et les partenaires de l’organisation panafricaine. 
 
L’année 2016 marque des jalons importants dans l’Agenda des femmes aussi bien au niveau continental que mondial, pour l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes, avance-t-on à l’UA pour expliquer le choix de ce thème. 
 
En Afrique, l’année 2016 marque le 30e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, entrée en vigueur en 1986, et le début de la deuxième phase de la "Décennie de la femme africaine" 2010-2020. 
 
La "Décennie de la femme africaine" est présentée comme "le cadre de mise en œuvre de l’UA visant à promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes par l’accélération de la mise en œuvre des décisions prises aux niveaux mondial et régional sur l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes". 
 
L’année 2016 commémore aussi les 36 ans de l’adoption de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), décrite comme "la charte internationale des droits des femmes". 
 
L’on retiendra également le 21ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing 1995, considérée comme "la politique mondiale clé sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique". 
 
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA ont décidé de commémorer ces étapes importantes. Ainsi, lors de leur vingt-cinquième session ordinaire en 2015, à Sandton (Afrique du Sud), ils ont déclaré 2016 "Année africaine sur les droits de l’Homme en Afrique, avec un accent particulier sur les droits de la femme". 
 
Les participants au pré-sommet d’Addis-Abeba avaient invité la Commission de l’UA et les Etats membres à exécuter, conformément à l’acte constitutif de l’Union africaine, "l’égalité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de prise de décisions des organes de l’UA". 
 
Ils ont également estimé que la Commission devrait garantir "un système alternatif, entre les hommes et les femmes, au poste de président et de vice-président de la Commission". 
 
OID/BK